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The Pan African Music Magazine
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Sho Madjozi ravit l’Afrique du Sud avec son nouveau projet What A Life 

Le succès de la rappeuse s’internationalise, mais sa musique est plus Tsonga que jamais.

Après une période marquée par le décès tragique de sa jeune sœur Nyeleti, la dernière chose que l’on attendait de Sho Madjozi était un projet aussi solaire que What A Life. De la pochette à la tracklist, l’EP est peut-être la meilleure représentation de ce que l’artiste incarne depuis ses débuts : une « Tsonga urbaine du 21ème siècle », mélange de tradition et de futurisme, de couleurs de peau et de tissus, de Sud-Africain et de Pan-Africain. Produit à son image, What A Life est un projet joyeusement bariolé. Comme à ses débuts Gqom avec avec Okmalumkoolkat, Sho Madjozi amène encore une fois le rap plus loin en le mariant généreusement aux différentes couleurs des musiques électroniques sud-africaines. Le Shangaan Electro, notamment, est très clairement mis en avant. Son tempo effréné et ses sonorités solaires sont l’énième forme de revendication culturelle de l’artiste, mettant à l’honneur ici le peuple Shangaan, sous-catégorie de la population Tsonga. Sur son précédent projet Limpopo Champions League, Sho s’était déjà timidement laissée tentée par le genre avec le titre « Kona » ; deux ans plus tard, What A Life y consacre la moitié de ses morceaux. Contrastant avec cette énergie allègre, la rappeuse n’a également pas laissé tomber le sombre Gqom, qui l’aura fait connaitre aux yeux du monde entier avec son hit « John Cena ». « Sena Ala » ou « Tsha Dovha » nous prouve en effet qu’elle n’a pas perdu la main en la matière. Pareil avec la vague Amapiano, sur lequel la Rainbow Nation entière est en train de surfer : maline, Sho n’a préféré y tremper qu’un orteil, sur le titre « Jamani ».

Loin de suivre les dictats des tendances, le plaisir qu’a pris l’artiste à faire ce projet transparait sur les titres. Se plonger dans l’Electro Shangaan est forcément un choix motivé par l’amour de la culture plus que par une stratégie économique. Même constat sur les featurings : alors que la rappeuse passe à la télé américaine et aurait pu s’offrir des collaborations de haut standing (comme ses derniers feats avec AKA ou Davido), elle a préféré inviter des légendes locales comme le musicien Thomas Chauke, DJ Mfundhisi ou la chanteuse Sunglen Chabalala. Une partie de la nouvelle garde sud-africaine est cependant mise à l’honneur sur le puissant « Tsha Dovha » avec la chanteuse Makhadzi et Manu WorldStar, artiste congolais de Johannesburg. La jeunesse saura aussi se retrouver dans l’étendue des thèmes abordés au fil du projets : si « Di Hawks » se moque des nombreux scandales de corruption des politiciens locaux, « Amajoy » est nommé après un bonbon sud-africain iconique. Probablement aussi sucré que What A Life , à déguster sans modération.

Retrouvez Sho Madjozi dans notre playlist One Dance sur Spotify et Deezer et écoutez l’album intégral ici.

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