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The Pan African Music Magazine
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Il y a 4 jours

Keep Me In Mind, le cri de désespoir de Miriam Makeba

Le label anglais nous offre un voyage dans le passé en rééditant cet album sorti 1970, l’occasion de traverser de nombreux événements politiques ayant marqué la vie de l’une des voix les plus panafricaines de tous les temps.

Miriam Makeba affirmait : « N’importe quel autre chanteur peut chanter une chanson d’amour et le public pensera aux amants perdus et retrouvés. Quand je chante une chanson d’amour, c’est une métaphore de l’aspiration à la liberté d’un peuple opprimé. »

Cette âme profondément engagée, qui était invitée à chanter pour l’anniversaire du président américain John Fitzgerald Kennedy en 1962, était perçue comme une véritable star internationale, notamment suite au succès de son titre « Pata Pata » en 1967. Elle s’est finalement retrouvée poursuivie par le FBI à la fin des années 60, avec de nombreux concerts annulés, après avoir affirmé : « Avec la guerre du Vietnam, les manifestations étudiantes et les émeutes dans les ghettos, tout le monde a peur qu’il y ait un grand soulèvement noir. »

Le label Reprise met également fin à son contrat, tandis qu’elle décide de s’installer en Guinée-Conakry, invitée par le président Ahmed Sékou Touré. Le producteur Lewis Merenstein l’a donc accompagnée pour son album Keep Me In Mind, dont le titre « Lumumba » est déjà disponible en version remasterisée. Il s’agit d’une composition de Miriam Makeba et de sa fille Bongi, visant à rendre hommage à la grande figure indépendantiste congolaise Patrice Lumumba. Bongi avait d’ailleurs nommé son fils Lumumba. Tel un témoignage, ce disque est orné de rares photographies, rendant compte de cette époque profondément marquée par d’immenses bouleversements politiques.

Nelson Mandela déclarait ainsi de cette chanteuse, le lendemain de son décès, alors âgée de 76 ans : « Elle était la première dame sud-africaine de la chanson et méritait son surnom de “Mama Africa”. Elle était la mère de notre combat et de notre jeune nation. » L’une des voix les plus marquantes du panafricanisme aimait cependant rappeler : « Je ne chante pas la politique, je ne chante que la vérité. »

Précommandez Keep Me In Mind avant le 4 juin, via Strut Records.

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