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The Pan African Music Magazine
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7 albums à découvrir cette semaine

Cette semaine est riche en rap, de toutes sortes ! Ami Yerewolo rend hommage à la puissance des femmes, tandis que Damso relate son long cheminement vers le succès, de façon très personnelle. Quant à Blaqbonez, il ne cesse de prôner les plaisirs de la vie. De plus, plusieurs artistes valorisent leur culture, à l’instar de Dawn Richard, fière de sa Nouvelle-Orléans natale, tout comme Boogzbrown avec La Réunion. Quant à King Perryy, il nous appelle à devenir des citoyens du monde, là où Kasai Allstars rend compte de la diversité du Congo.

AY
Ami Yerewelo

La rappeuse malienne s’affirme sans concession. Intitulé AY, son album fait référence aux initiales de son nom de scène. Celle qui affirme avoir « sacrifié ma famille pour ma musique » définit ainsi son nouveau projet : « J’étais ma propre conseillère, dire des textes était mon moyen pour m’encourager et ne pas donner raison aux autres sur ce qu’ils pensaient de moi. La musique a toujours été pour moi comme une thérapie. Chaque fois quand j’ai mal, je rappe et ça passe. » Il s’agit d’une ode à l’indépendance et à la liberté des femmes, dans un style singulier, comme elle l’explique : « On ne peut pas le définir comme du rap malien ou français. Ce que je fais, c’est du Ami Yerewolo, du rap parfois pur et dur, parfois mélodieux, parfois électro. »

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Citizen of the world
King Perryy

L’artiste décide de s’offrir un nouvel album le jour de son anniversaire. Ce chanteur de reggae et de dancehall ne cesse d’explorer de nouveaux horizons musicaux, essayant constamment d’établir des connexions avec le reste du monde, étant ainsi surnommé « l’enfant du continent », puisqu’il définit sa musique comme du « son continental ». Le titre de son album, signifiant citoyen du monde, fait directement écho à ses réflexions durant son enfance : « Cela signifie beaucoup pour moi, car depuis mon enfance, je suis ce type qui a toujours voulu quitter la maison. J’ai toujours pensé que je voulais parcourir le monde, mais je suis ce type qui reste toujours à la maison. Mes parents ne voulaient pas que je sorte. Alors je me disais : « Est-ce que je pourrai un jour parcourir le monde ? » ». Il définit ainsi cet album comme un « rêve devenu réalité », lui permettant de s’épanouir, avec les différentes facettes de son humanité.

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Second Line: An Electro Revival
Dawn Richard

Deux ans après le succès de son album New Breed, inspiré de son père, Dawn Richard valorise sa Nouvelle-Orléans natale dans son nouveau projet, en s’inspirant cette fois-ci de sa mère. Cela incarne véritablement la quête artistique de la créatrice, qu’elle définit comme : « Un mouvement pour porter sur le devant de la scène les femmes noires pionnières de la musique électronique. » Elle ajoute également : « Je veux être celle qui va motiver une jeune femme noire du Sud des États-Unis à être ce qu’elle veut musicalement parlant, visuellement parlant ou artistiquement parlant. » Cet album constitue pour elle une véritable résurrection, visant à célébrer la fin des étiquettes, d’une « vieille vision de l’industrie », laissant place à une nouvelle vague d’artistes : « C’est notre résurrection à nous. »

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QALF Infinity
Damso

Le rappeur bruxellois d’origine congolaise se dévoile de plus en plus, dans la continuité de son projet QALF, sorti l’année dernière, mais aussi d’Ipséité, paru en 2017, puisque le rappeur a tenu à ce que son nouvel album sorte un 28 avril, tout comme Ipséité. De façon cyclique, Damso revient sur son parcours, entre sa relation avec Booba, sa rupture amoureuse et son succès.

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Black Ants Always Fly Together, One Bangle Makes No Sound
Kasai Allstars

Le collectif congolais s’inspire de nombreux mythes et proverbes, à l’instar du nom de leur album, signifiant : « Les fourmis noires volent toujours en groupe, un seul bracelet ne peut pas produire de son. » Cela renvoie ainsi à : « L’union fait la force. » Cette devise universelle est également celle nationale de la Bolivie, de la Bulgarie, de la Géorgie, de Haïti ou encore de la Belgique. La chanteuse Bijou a également récemment rejoint le collectif, connu pour sa musique électronique, ses percussions et ses xylophones. Enregistré à Kinshasa, ce projet met parfaitement en évidence la pluralité des musiques traditionnelles au sein d’une même ville, s’inspirant des cultures des Luba, des Songye ou encore des Tetela.

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3883
Boogzbrown

Le street artiste met en lumière son héritage créole dans son tout premier EP, nous transportant instantanément vers La Réunion, en rendant hommage à la diversité culturelle infinie de cette île. Boogzbrown affirme : « La base triangulaire du 3, figure mystique et spirituelle, fait écho au caractère cyclique infini du 8. » Il y évoque le temps, la tradition, mais également la mémoire ainsi que la modernité. Le titre de l’EP renvoie aussi à la polyrythmie, omniprésente de façon frénétique dans ce nouveau projet, aussi bien teinté de dancehall, de maloya que de techno.

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Sex over love
Blaqbonez

Le rappeur nigérian se lance dans un tout autre genre avec son nouvel album. Il affirme : « Blaqbonez est juste quelqu’un de fou. On dit que chaque génie est fou. Je fais juste exactement ce que je veux et je ne suis aucune règle. » Dans ce nouveau projet, Blaqbonez évoque sa passion charnelle, l’opposant en quelque sorte à la profondeur du sentiment amoureux, quitte à avoir l’air d’un briseur de coeur, comme dans le titre « Heartbreaker ». Il incite ainsi tous les artistes à poursuivre leur exploration musicale, déclarant : « Au début, on vous ignore, ensuite, on vous combat puis on vous suit. »

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