Ti’Kaniki ramène le maloya à l’opéra

 

Après cinq ans de kabars à travers l’Europe, le groupe Ti’Kaniki présente Maloya à l’Opéra, son premier EP enregistré dans le fameux Opéra Underground de Lyon.

Après des voyages à la Réunion, le collectif se forme et organise des kabars pendant cinq ans à Lyon en invitant des artistes renommés (René Lacaille, King Ayisoba, PapaTef). Décidés à créer leur propre répertoire, Ti’Kaniki sort Maloya à l’Opéra le 24 janvier, un premier EP intégralement enregistré en live au sein de l’Opéra Underground de Lyon. Ti’Kaniki désacralise ce lieu symbolique en y amenant une autre musique sacrée, le maloya, pour la première fois joué dans un opéra.

Unis par leur passion commune pour le maloya, le collectif rassemble des musiciens réunionnais et métropolitains aux origines diverses. Cette musique traditionnelle de l’île de la Réunion trouve ses origines dans l’histoire complexe et douloureuse de l’île. Fruit de l’esclavage, il fut longtemps cantonné à des fêtes clandestines (les kabars) où les esclaves affirmaient leur désir d’indépendance dans une musique rituelle de transe.

Le collectif est composé à la fois de musiciens réunionnais comme la chanteuse Océane Gado, les percussionnistes Luc Moindranzé Karioudja et David Doris. À leurs côtés, des musiciens hyperactifs aux cultures diverses, Cindy Pooch (chanteuse de The Bongo Hop), Hadrien Santos Da Silva (ex batteur de Kumbia Boruka), Margaux Delatour du groupe Pixvae, ou encore Gaël Champion (Bigre !) et Jonathan Volson (Cirque Plume). Le collectif développe un maloya cosmopolite, novateur mais solidement ancré à ses racines.

Maloya à l’opéra est prévu pour le 24 janvier.

Ti'kaniki Maloya