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The Pan African Music Magazine
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Il y a 4 semaines

Le glamour méconnu du cinéma et de la musique arabes

Dans le cadre de ses Arabofolies, l’Institut du Monde Arabe propose un concert visuel intitulé Glory & Tears (Gloire et Larmes), en hommage à l’âge d’or du cinéma et de la musique arabes du 20e siècle.

Après avoir salués en 2015 les stars panarabes de la chanson et du cinéma égyptiens et libanais avec Love & Revenge (Amour et Vengeance), le duo Randa Mirza et Wael Kodeih (alias Rayess Bek) se concentre sur des artistes moins connus du monde arabe et souvent ignorés hors de leurs périmètres nationaux.

Sur scène, on retrouve l’initiateur du projet Wael Kodeih, le fulgurant oudiste électrique Mehdi Haddab et le dompteur de synthétiseurs Julien Perraudeau, qui transfigurent des standards du Koweït (Hussein Jasem), du Yémen (Mohamad Saleh Hazani), du Soudan (Makarem Bachir), d’Arabie Saoudite (Ibtisam Lotfi Etab), d’Algérie (Mohamad El Anka), de Mauritanie (Karmi Bent Aba) ou du Maroc (Haja Hamdaouia) dans un style pop déjanté.

Pendant ce temps à l’écran, la plasticienne libanaise Randa Mirza projette en direct des extraits de films de genre (science-fiction, horreur, fantastique…) dénichés dans les productions locales arabes. Le spectacle Glory & Tears devient alors un hommage uptempo, hybride et flashy sur le tapis rouge du 20e siècle encore trop méconnu du monde arabe.

Ce son contemporain s’inspire de grands artistes dont la chanteuse et joueuse de oud exceptionnelle, Lutfi en Arabie Saoudite. Elle a commencé sa carrière à Djeddah dans les années 1960 alors qu’elle était aveugle puis a soudainement disparu de la vie publique à la fin des années 1980 suite au décès de ses parents. Elle est réapparue brièvement en 2013, pour disparaître à nouveau peu de temps après.

Dans les films arabes choisis par Randa, on remarque très clairement l’influence de l’Occident, mais qui est traitée de façon très drôle et détournée. De nombreux clichés du cinéma sont repris de manière totalement déroutante : un Star Wars réalisé par des Arabes, un kung-fu arabe, un James Bond arabe, un Dracula arabe, etc. Ces films sont d’une grande modernité puisqu’ils incarnent la phase post-coloniale, celle du colonisateur vu à travers l’œil du colonisé. 

Le samedi 31 Octobre 2020 à 17h30. Réservation par ici.

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