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The Pan African Music Magazine
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Echoes de Wally Badarou : la bande originale d’un film imaginaire

Le prolifique musicien de studio, producteur et auteur-compositeur a inspiré et collaboré avec plusieurs générations d’artistes, de Fela Kuti à Massive Attack. Plongez dans Echoes, un de ses classiques sorti en 1984, pour en savoir plus sur l’univers sonore de Wally Badarou.

Wally Badarou est un musicien français d’origine béninoise. Son travail en tant que réalisateur, claviériste (notamment au synthétiseur) a eu une influence massive sur certaines des stars les plus importantes des années 70 et 80 tandis que sa musique solo continue, encore aujourd’hui, d’être réinterprétée. Ses douces mélodies ou son savoir-faire si singulier ont permis à une grande variété de genres et d’artistes de s’inspirer de nombreux éléments de son travail, tous rôles confondus.

Cinquième membre du groupe britannique Level 42 qui signa quelques tubes en Angleterre, Wally Badarou était également un musicien de studio prolifique et un auteur-compositeur. Proche associé de Island Records Chris Blackwell et membre du Compass Point Studios, Wally Badarou a enregistré une pléthore d’albums tout au long des années 1980, avec Grace Jones, Tom Tom Club, Joe Cocker, Mick Jagger, Black Uhuru, Gwen Guthrie, Jimmy Cliff et Gregory Isaacs et plus encore. Badarou a également joué du clavier sur des albums de Herbie Hancock, Talking Heads, Foreigner, Manu Dibango et Miriam Makeba. En 1995, il a également produit Teacher Don’t Teach Me Nonsense de Fela Kuti’s ou Folon… the past de Salif Keïta.

Hi-Life (Echoes)

Sur son album culte Echoes sorti en 1984, on peut entendre les fondamentaux du son Badarou, et du même coup l’influence qu‘il aura tout au long de sa carrière sur ses collègues et homologues musiciens. L’ambiance est ondulante et onirique, s’appuyant fortement sur le synthé, avec des mélodies et des rythmes surprenants pour l’esthétique néo-pop/new age. On y retrouve par exemple le génial « Chief Inspector », le super funky « Mambo » qui frôle la deep house (samplé par Massive Attack sur « Daydreaming »), et « Hi-Life » inspirée du highlife ghanéen. 

« La beauté de la musique – en particulier de la musique instrumentale – est qu’il n’y a pas de limite à la façon dont elle peut être interprétée », a expliqué Wally à Vinyl Factory en parlant d’Echoes. « Ça peut être assez flatteur de réaliser qu’Echoes est considéré comme un classique, quel que soit le genre auquel les fans croient qu’il appartient. Mon ressenti est qu’il n’appartient à personne et n’a jamais prétendu appartenir à un quelconque genre, ni être pionnier. Poser des fondations pour la dance music, l’acid, la balearic, etc. n’a jamais été une motivation. Comme pour le reste de mon travail instrumental, cela avait plus à voir avec la création d’une bande originale d’un film imaginaire. »

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