Daniel Maunick mêle techno et cultes afro-brésiliens

photo Pierre Verger

Avec Macumba Quebrada, le Britannique sort un premier album où le son des clubs se laisse pénétrer par l’énergie des cérémonies traditionnelles afro-brésiliennes.

Fils de la légende brit-funk Jean-Paul ‘Bluey’ Maunick – leader du groupe Incognito- Daniel Maunick a d’abord baigné dans la musique en tant que DJ, collant ainsi au peloton des incessantes évolutions rythmiques londoniennes, de l’acid-jazz à la jungle, en passant par le broken-beat. Fraîchement débarqué chez Far Out Recordings, il donne une suite à l’excitante introduction donnée par ses deux premiers EP sortis plus tôt cette année sur le même label, rejoignant alors d’autres talents modernes et les quelques vieux briscards brésiliens que sont Ivan Conti, Marcos Valle, ou Azymuth, pour qui il a déjà produit des albums. Lorsqu’il ne travaille pas pour quelqu’un d’autre, Daniel Maunick approfondit en solo son projet de fusionner des éléments de la Black Music dans ses différentes formes et époques.

 


C’est donc à travers ses mélanges entre musique club et esprit traditionnel que le britannique évoque l’hédonisme collectif et la transe. Raves anglaises, techno de Detroit, house de Chicago et cérémonies spirituelles afro-brésiliennes -rappelées par le terme « Macumba »- sont autant d’influences utilisées dans cet album pour réveiller notre désir de communier autour d’une musique fédératrice. Enregistré entre Londres et Rio de Janeiro, Macumba Quebrada est donc un mélange aigre-doux où cohabitent rythmes programmés et percussions authentiques, une alliance intelligente et originale qui pousserait presque le Christ Rédempteur à venir embrasser Big Ben…

L’album sortira le 25 octobre chez Far Out Recordings. Découvrez la pochette ci-dessous et précommandez-le ici.

Daniel Maunick