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The Pan African Music Magazine
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Grâce à Voilaaa, l’année 2021 sera feel‑good

Courant 2020, Voilaaa nous a mis l’eau à la bouche avec une flopée de singles bien sentis, pour teaser un troisième album qui s’annonce festif. Le chef d’orchestre du projet Bruno « Patchworks » Hovart a répondu à nos questions, et nous offre son nouveau single « Fighting Slowly » en avant-première.

Groove imparable, invités sympas et humour second degré, telle est la recette du son de Voilaaa. Troisième opus du groupe, le presque éponyme Voiciii ne déroge pas à la règle. En l’espace de quatorze titres, Patchworks et DJ Freakistan proposent leur propre vaccin en livrant une dose de son funky et jazzy, dans un univers résolument afro disco. Ambiancé par les habitués Lass et Pat Kalla, désormais membres de la famille, le crew s’entoure ici de nouvelles voix comme David Walters et Rama Traoré, ou du saxophoniste Boris Pokora. Entre deux hommages à Fela ou à Manu Dibango, Voilaaa entame la dernière ligne droite avant la sortie de l’album avec leur excellent nouveau single « Fighting Slowly », en collaboration avec le Ghanéen Ayuune Sule. Discussion avec Bruno.

Voilaaa – Fighting Slowly (feat. Ayuune Sule)

Après deux albums, de quelle manière as-tu abordé le cap du troisième ? Comment vois-tu l’évolution de ta musique ?

L’évolution de ce disque a été guidé par les échanges, les rencontres lors des tournées du Voilaaa Sound System. En ce sens, les expériences communes avec le collectif VOILAAA SOUND SYSTEM sont les principales sources d’inspiration et d’expérimentation dont ce disque témoigne. La scène est un laboratoire où l’on peut explorer des territoires nouveaux, principalement à l’initiative de Freakistan, le DJ et digger du crew. Suite à cela, je me retrouve en studio avec de nouvelles idées, c’est épuisant, mais c’est très simple !

Comment réussis-tu à sortir des chansons aussi positives et festives dans une période aussi compliquée pour le moral des troupes ? Où puises-tu ton inspiration et cet optimisme ?

Les titres sonnent certainement ensoleillés et positifs mais ce qui me (nous) fascine et ce que j’essaye de reproduire, c’est l’ambiguïté entre joie et gravité. Il est rare qu’un titre ne soit QUE jovial. La joie est un angle d’attaque de sujets pas toujours légers, et je pense que cela peut être le rôle des musiciens dans des périodes comme celle-ci : affronter avec lucidité le réel, tout en y insérant de l’entrain, de l’énergie, de la volonté, de la lumière.

Sur cet album, on retrouve une fois de plus Pat Kalla et Lass. Font-ils partie de la famille ?

Sans aucun doute oui. La famille inclue également le DJ Freakistan, cité plus haut, et qui est le boss de la version scène de Voilaaa. On est un peu comme Public Enemy, avec des rôles bien définis, comme dans un gouvernement. On a deux ministres de l’ambiançage scénique, un ministre de la sélection, et moi-même ministre du studio !

Il y a deux hommages à Manu Dibango sur cet album. Que représentait-il pour toi ?

Il a été TRÈS important ! Déjà, parce que c’est le premier disque que j’ai volé à mon père (et pas le dernier). Manu Dibango est particulièrement intéressant dans sa capacité à casser les murs, les codes entre les gens et les musiques. Celui qui représente aujourd’hui le makossa a été un activiste jazz et yéyé à Paris très tôt. Il a rendu vertueux un pont qui existe entre la France et l’Afrique (critiquable sur bien des points), et l’a propulsé dans le monde entier, avec virtuosité, simplicité et humour.

Peux-tu nous en dire plus sur le morceau « Fighting Slowly » ? Quel est le message, et comment as-tu rencontré Ayuune Sule ?

J’ai rencontré Ayuune Sule grâce à James Stewart, lors d’une séance de studio commune, chez moi, à Lyon. Il était en jour off sur le tour de King Ayisoba. J’aime beaucoup quand les musiciens de passage à Lyon me font signe. On organise alors des séances de studio qui se font dans l’urgence, par nécessité, mais où l’on retrouve souvent une spontanéité très intéressante. Ayuune et un individu charmant, et tout travail avec lui est un réel plaisir !

L’album sera disponible à partir du 5 février 2021. Précommandez-le ici.

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