Dans les disques de Franck Descollonges : Jorge Ben

Cet été, Franck Descollonges, collectionneur invétéré et patron du label Heavenly Sweetness, vous fait découvrir les trésors de sa discothèque personnelle. Aujourd’hui, escale au Brésil. Gardez l’écoute !

Bonjour à tous,

Ravi de passer l’été avec vous, à partager des disques ensoleillés, des galettes à écouter debout ou allongé, évidemment bonnes (aussi) à danser.

Impossible de commencer une sélection estivale sans musique brésilienne et notamment l’un de ses plus grands héros (à mon humble avis) : Jorge Ben.

Pour bien comprendre, pour nous pauvres Français,  le monument qu’est Jorge Ben au Brésil, il faudrait s’imaginer Johnny Hallyday n’ayant sorti que des albums incroyables, des classiques, pendant ses 20 premières années de carrière ! (ce qui est peut être l’avis de certains fans jaunis, mais pas le mien en tout cas…)

Car c’est bien ce qu’à fait ce chanteur/guitariste originaire de Rio, depuis son  magnifique premier album Samba Esquema Novo en 1964 (qui contient le classique « Mas que Nada ») jusqu’au milieu des ’80s. Entre temps, une vingtaine d’albums qui sont tous bien. Bref difficile d’en choisir  un ou deux à vous présenter… Au final ça sera deux albums du début des années 70, ma période préférée.


Força Bruta
(1970) de Jorge Ben

Rien à jeter sur cet album, Jorge est au sommet de son art et commence sa collaboration avec le fameux Trio Mocotó, bref, ça groove avec les percussionnistes mais on entend aussi des cordes, des cuivres… Et surtout des mélodies imparables que vous pourrez chanter tout l’été, du premier titre « Ôba, Lá Vem Ela »  jusqu’au dernier, le bien nommé « Força bruta ». Que du Bonheur !

À écouter sur Spotify, Deezer et YouTube.


A Tabua De Esmeralda (Brother)
(1974) de Jorge Ben

Là encore, un monument ! Les ambiances varient de chansons quasiment guitare / voix avec quelques percussions,  à des titres beaucoup plus orchestrés mais tout ça reste diablement funky et les mélodies sont incroyables !

Pour les DJ, et autres fans du dancefloor, je vous recommande aussi chaudement le Africa Brasil (1976), qui comme son nom l’indique fait un pont entre musique africaine et brésilienne, musiques historiquement fort liées, mais ça c’est une autre histoire.

À noter que ses albums ont eu la chance d’avoir été édités en France à l’époque (donc en vinyle) mais pour je ne sais pour quelle raison, le label a changé les pochettes et parfois carrément le titre des albums. Donc désolé de vous présenter ces vinyles avec leurs pochettes françaises et pas avec les belles pochettes brésiliennes d’origine.  Mais bon c’est tout ce que j’ai pu trouver dans les brocantes à côté de chez moi, où pendant des années, on pouvait facilement les trouver. Maintenant, c’est une autre paire de manches…

À écouter sur SpotifyDeezer et YouTube

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À la semaine prochaine !

Lire ensuite : Guts, voyage intérieur d’un beat-digger simple et funky