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The Pan African Music Magazine
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PAM Club #1 : biguine et jazz créole, un mix de Franck Descollonges

Chaque samedi de cette période confinée, PAM Club vous invite à danser chez vous avec les mixes de ses amis DJ. Cette semaine c’est Franck Descollonges du label Heavenly Sweetness qui passe derrière les platines avec une sélection biguine et jazz créole. 

La moitié de l’humanité vit désormais confinée ou avec d’importantes restrictions de déplacement. Partout, la consigne « Restez chez vous » s’est imposée. Pendant ces longues semaines, PAM vous propose de faire de l’exercice… en dansant ! Et sans même sortir de chez vous. Car outre les journalistes qui vous proposent quotidiennement des articles, PAM compte parmi ses collaborateurs des musiciens, producteurs et DJ qui chaque week-end, en attendant la mort du coronavirus, vous enverront un mix original de leur cru pour vous enjailler. Chacun avec ses goûts, ses marotes, sa spécialité (rumba, coupé-décalé, kuduro, hip-hop et Gqom, compa ou bikutsi, biguine ou dancehall, afrobeat avec ou sans « s »…).Une manière de garder le moral, et la forme en même temps, en se laissant aller aux pouvoirs régénérateurs de la musique. Montez le son, ouvrez vos fenêtres pour en faire profiter les voisins. Puisque vous êtes chez vous… et bien dansez maintenant !

Et pour commencer cette série, qui de mieux que notre cher Franck Descollonges, boss du label Heavenly Sweetness. Souvenez-vous, l’été dernier, il nous avait fait découvrir les trésors de sa discothèque personnelle.

Il nous explique le mix du jour :
J’ai découvert la musique antillaise via le jazz et la biguine. J’avais chiné dans des brocantes plusieurs disques de biguine, attiré à chaque fois par des pochettes qui faisaient à la fois référence au  jazz mais avec une touche caraïbéenne. Et c’est exactement ce qui m’a plu dans cette musique, des sonorités à la fois jazz, proches du « New Orleans »  mais avec des rythmes, des mélodies, des chants purement antillais, qui donne à ce style un coté intemporel.

Parfois cette musique a une image folklorique, un peu naïve, voire désuète alors qu’au contraire elle est d’une grande richesse, nécessite dextérité et talent de la part des musiciens et représente une partie des fondements de la musique des Antilles. Elle reste pour moi d’une étonnante modernité, alors qu’on fait remonter sa naissance à avant la fin de l’esclavage et que certains affirment qu’elle a donné naissance au jazz. Vaste débat. Une musique à (re)découvrir grâce à ce mix, forcément pas exhaustif.

Comme pour les compilations antillaises du label, je ne sais absolument pas si les titres sélectionnés ont été des tubes et sont connus du public (à part « Ban moin en ti bo » évidemment). La sélection a été faite selon des critères purement personnels. Les morceaux que j’aimais, point barre.

Tracklisting :

Robert Mavounzy – Serpent maigre
Gerard Copet – la fête gondeau
Pierre Rassin – ti William
Serge Christophe – la sicrier
Geno exilie – tou ti crab derho
Casimir letang – travail z’enfants
Paul Émile Haliard
Maurice Alcindor
Lotus jazz – an nou allé courir vidé
Josy Masse – appiye
Ti Celeste – moin envie dansé belle biguine
Mahy – Antilles méchant bateau
Alain Jean marie – Mi belle journée
Francisco – Ban moin en Tibo
Guadeloupe Reflexions – Eduardo soprano latino
Solon Goncalves – biguine créole

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