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L.A. ATLANTIC, le documentaire sur Di Soca Twins par Foreigner
Photo : Tiffany Jewels

L.A. ATLANTIC, le documentaire sur Di Soca Twins par Foreigner

L’artiste pluridisciplinaire Foreigner visse à nouveau sa casquette de vidéaste sur la tête avec la première partie d’une série expérimentale consacrée aux danseuses Di Soca Twins. Interview croisée.

Dans la continuité de son projet audiovisuel réalisé pour Moonshine sur la mixtape SMS for Location vol.3, Foreigner s’intéresse cette fois à la danse et à la musique soca, à travers les paroles et les mouvements des danseuses Di Soca Twins. Né à Trinidad et Tobago, Adam Cooper est aujourd’hui devenu un féroce ambassadeur du divertissement afro-caribéen à Los Angeles, une culture selon lui sous-représentée, qui ne demande qu’à être menée à son public pour s’épanouir. À travers les 19 mini-clips qui composent la série L.A. ATLANTIC part. 1, Foreigner donne le premier rôle à cette diaspora afrocaribéenne qui rythme les nuits de la cité des anges. Originaires de Belize, Dani et Nisié aka Di Soca Twins s’expriment et dansent sur le riddim assassin du Martiniquais Natoxie, faisant de leur art un exemple de créativité à suivre pour les femmes noires en Amérique.

L.A. ATLANTIC – PART 1 – DI SOCA TWINS x NATOXIE

Quel est le concept général du documentaire L.A. ATLANTIC ?

Foreigner : Los Angeles est l’une des rares villes au monde où il y a suffisamment d’espace (au sens propre et figuré) pour que les Noirs puissent vivre décemment des arts. L.A. ATLANTIC est une tentative d’étendre cette opportunité aux artistes noirs qui n’ont pas de présence physique dans -ou de connexion avec- la ville tout en montrant au reste de la diaspora africaine qu’il existe une scène africaine et caribéenne florissante à L.A.. C’est une initiative expérimentale visant à renforcer les liens entre les économies créatives et culturelles d’Afrique, des Caraïbes et de la ville de Los Angeles à travers la musique, le cinéma et la danse.

Pourquoi avoir choisi Di Soca Twins pour ce premier épisode ? Que représentent-elles pour toi sur la scène de L.A. ?

Foreigner : Je travaille avec Dani et Nisié depuis deux ans, et leur histoire parle de l’essence d’être un créateur afro diasporique à Los Angeles : alors que le sentiment de déplacement et d’inutilité est obsédant, la mission d’élever nos communautés respectives devient plus importante que l’ego. Donc nous creusons en profondeur et créons ce que nous créons avec la passion, la nostalgie, et l’expression les plus pures de notre véritable identité culturelle, dans une ville qui peut ne pas nous comprendre.

Comment s’est passée cette collaboration avec Foreigner ? Quel a été le processus ?

Di Soca Twins : La collaboration avec Foreigner s’est déroulée de manière fluide pour nous. Il est très soucieux des détails, nous n’avons donc jamais été prises au dépourvu. Quand il nous a contactées pour la première fois, la première chose dont nous avons parlée était le Junkyard Riddim et son lien avec le documentaire. Nous adorons expérimenter, donc c’était un échange amusant d’idées et de discussions jusqu’à ce que l’on commence à tourner. Nous sommes juste heureuses qu’au milieu de la crise du COVID, la production s’est faite à toute vitesse ! Il y avait une équipe soudée et réglée comme une horloge, tous portant des masques et s’assurant que tout ce qu’Adam imaginait prenne vie.

À quel point est-il important de montrer au monde que votre héritage des Caraïbes et d’Amérique centrale est vivant à Los Angeles ?

Di Soca Twins : Il est très important pour nous que le monde sache que la communauté caribéenne est vivante et se porte bien à Los Angeles. D’une part, nous savons que la communauté n’est peut-être pas aussi grande que celle de la côte Est, mais nous tenons bon ici. Deuxièmement, la communauté caribéenne aime traiter le Belize comme le beau-fils aux cheveux roux. Nous sommes fières d’être centraméricaines et cela ne nous rend en aucun cas moins caribéennes. Nous voulons toujours que ce soit clair et net. Nous pensons que nous avons tous réussi à faire passer ce message.

Photo : Tiffany Jewels

Le documentaire est tourné d’une façon particulière, avec 19 mini-clips. Pourquoi ce format ?

Foreigner : Je voulais donner une chance de respirer à la musique de Natoxie et aux détails de l’histoire de Di Soca Twins. Je voulais également capitaliser sur l’idée que les réseaux sociaux sont guidés par des clichés instantanés de récits plus larges.

Que pensez-vous du résultat final ? Avez-vous l’impression qu’il couvre les aspects les plus importants de votre art ?

Di Soca Twins : Nous ADORONS le résultat final. C’était un beau mélange visuel de l’esthétique de Foreigner, que nous admirons. Mélanger cela avec notre style audacieux et « in your face » tout en abordant des aspects importants de qui nous sommes individuellement et en tant que Di Soca Twins n’aurait pas pu mieux tourner.

Pourquoi avoir choisi le producteur martiniquais Natoxie pour livrer ce Junkyard Riddim ?

Foreigner : Les artistes de Sainte-Lucie, de la Martinique et de la Guadeloupe ont une influence incroyable sur le nouveau son de la musique soca, mais ils ne reçoivent pas assez de crédit. Alors que Sainte-Lucie est connue pour le son signature Dennery Segment, la Martinique a construit sa musique Shatta, et vous n’avez pas besoin de comprendre le français ou le créole pour en profiter. Et Natoxie est à l’avant-garde du mouvement sonore Shatta, donc l’embarquer avec moi sur ce projet était une décision facile à prendre. Il était également important d’essayer de briser la barrière linguistique entre les Caraïbes anglophones et francophones ; nous pouvons faire des choses artistiques incroyables maintenant que nous avons Google Translate (rires).

Il s’agit de la partie 1 du documentaire. Peux-tu nous en dire plus sur la suite ?

Foreigner : La deuxième partie sera consacrée à la connexion entre l’Afrique de l’Ouest et Los Angeles. Nous mettrons en relation des icônes du dancefloor ouest-africain à Los Angeles avec un producteur prometteur d’Afrique de l’Ouest dans le but de raconter les histoires de la scène nocturne afrobeats florissante ici à Los Angeles. Je suis vraiment enthousiasmé par celui-ci ; il y a beaucoup à dire en ce qui concerne la communauté africaine à Los Angeles, Californie, États-Unis.

Liste des chapitres :

1. Di Soca Twins meet Natoxie for the #JUNKYARDRIDDIM
2. Riddim Reflection
3. Meet Nisié. Meet Dani.
4. Feel The Music (we are not professional dancers)
5. DST Vibe
6. Nisié – Garifuna Heritage
7. Dani – Belizean Heritage
8. The L.A. Soca Scene
9. Soca Safety: Nisié
10. Soca Safety: Dani
11. Playfulness in Soca
12. Power Soca Lifestyle
13. The Power of Jab Jab
14. Carnival Community
15. Community: DJ Krossfayah & DJ Lady X
16. Community: Chanti
17. Community: Chris K
18. Our Ritual
19. Junkyard Riddim Instrumental

La série-docu est disponible ici dans son intégralité.

Pour suivre Di Soca Twins sur Instagram, c’est par ici.

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