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The Pan African Music Magazine
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Zakente clôture son année avec l’anthem « Pandemia »

L’Angolais Zakente confirme son statut de producteur à ne pas perdre de vue avec un nouveau titre afro tech qui concentre la furie et la tension du contexte actuel. On vous propose d’écouter le titre avant tout le monde en lisant notre interview.

En jouant deux morceaux de Zakente dans son épisode du PAM Club, Catu Diosis nous a mis la puce à l’oreille sur le potentiel indéniable de ce DJ et producteur. Né en Angola mais résidant au Portugal depuis l’enfance, Zakente a démarré sa carrière en 2010, avec la volonté de se frayer un chemin sur la scène EDM en y injectant des éléments propres à ses racines et à l’Afrique. Entre techno et afro-house, le jeune Angolais a sérieusement entrepris son ascension depuis 2019, en lâchant régulièrement des singles taillés pour les stades, tout en conciliant qualité et quantité. A l’heure où sort l’épique et bien-nommé « Pandemia », son dernier single de 2020, nous souhaitions lever le voile sur ce talent à suivre.

Le morceau « Pandemia » fait manifestement référence à la période que nous traversons… Quel genre d’énergie as-tu insufflé dans ce morceau et dans quel contexte l’as-tu composé ?

Je voulais transmettre la « furie » qui nous a permis de traverser cette phase, qui a malheureusement été très compliquée dans nos vies, même s’il y a encore un peu d’espoir. Le morceau procure des sensations euphoriques, mais peut aussi transmettre une certaine paix et une espèce de confort. Ce sont les messages que j’aime donner à tous mes auditeurs et followers, pour pouvoir montrer que même si l’ambiance est agressive, un morceau instrumental peut toujours provoquer des sentiments plus profonds.

Zakente – Pandemia

Tu vis au Portugal depuis l’enfance. Ressens-tu tes racines angolaises refaire surface lorsque tu composes ?

Même si j’ai grandi au Portugal, mes racines sont africaines, plus particulièrement São Tomé et Príncipe et l’Angola, ma patrie. Bien sûr, je ressens et j’essaye de transmettre un peu de ma culture au monde, de faire connaître nos racines de façon plus moderne. C’est un facteur qui se reflète beaucoup dans mes productions, car c’est une partie de mon enfance. J’ai grandi en écoutant beaucoup de rythmes africains grâce à mes parents.

Quelles sont tes principales influences, qu’elles soient musicales ou autres ?

Je ne l’ai jamais mentionné auparavant, mais ça n’est pas seulement la musique africaine qui a influencé mes créations jusqu’ici. J’ai grandi en écoutant de la musique électronique et de la dance music quand j’étais plus jeune. Dans ce genre, je peux citer quelques artistes que j’ai beaucoup admirés et qui m’ont influencé, tels que Avicii, David Guetta, Swedish House Mafia etc… Il y a toujours des références à ces artistes et bien d’autres dans mes bagages. Au-delà de beaucoup d’artistes africains qui m’influencent, je peux également citer quelques noms comme Shimza, Djeff ou Afrokillerz… Deux mondes, mon histoire et mon parcours, pour créer quelque chose d’unique et d’original, tel est mon style et tel sera mon parcours.

Penses-tu appartenir à la scène électronique portugaise, ou te sens-tu plutôt comme un alien là-bas ?

L’industrie de la musique afro au Portugal est encore un peu en retard, principalement au niveau des auditeurs, mais je crois que nous, producteurs, faisons un excellent travail, en montrant de nouveaux styles et en élargissant l’esprit et l’horizon de notre « musique africaine ». Ce que j’entends par là, c’est que parfois j’ai effectivement l’impression que je suis au mauvais endroit, car la plupart des soutiens et des éloges viennent de l’extérieur. Je crois que ma mission est de transformer des vies et des routines.

Tu as sorti des singles à un rythme effréné ces deux dernières années. Te considères-tu comme hyperactif quand on parle de musique ?

C’est vrai que depuis 2019, j’ai sorti beaucoup de morceaux, j’ai même arrêté de compter. Mais il y a une raison. Ma production est en constante évolution, et j’essaye toujours de sortir la plupart des morceaux que je termine pour les rendre disponibles partout, je n’ai pas l’habitude de garder mon travail pour moi. Je crois que quand on a quelque chose de satisfaisant, c’est toujours bon de le partager et de le montrer au monde. Malgré cette quantité, chaque morceau transmet des émotions différentes, possède son identité, son histoire et son importance. Je considère chacun de mes travaux comme mes « enfants » !

Suivez Zakente sur sa page Soundcloud.

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