Ifriqiyya Electrique mélange ritualisme saharien et rock bruitiste dans son clip ‘He Eh Lalla’

Le groupe franco-italo-tunisien revient le 5 avril avec un second album intitulé Laylet el Booree sur le label Glitterbeat Records. En attendant, il dévoile le clip du morceau « He Eh Lalla », extrait de l’album.

À l’origine du projet, on retrouve Gianna Greco et François R. Cambuzat, issus de la scène européenne post-punk. Partis en plein désert de Djelil, en Tunisie, au sein de la communauté Banga, pour étudier la musique qui caractérise leurs rituels religieux et leurs transes collectives. De ces mois de voyage dans, est né Ifriqiyya Electrique, formation également composée par les chanteurs et percussionnistes Yahya Chouchen, Fatma Chebbi et Tarek Soltan, membres de la communauté Banga.

La musique du groupe n’a jamais été composée pour un public occidental. Elle vise à ré-interpréter, avec des sonorités contemporaines, les rythmes et incantations présentes au cours des rituels Banga, dans le but d’induire des états de conscience altérée, de transe. La transformation de ces musiques traditionnelles à travers ce mélange bruitiste est qualifiée de « rituel post-industriel » par les membres du groupe. « Laylet el Booree » signifie « la nuit de la folie » et fait référence à la dernière nuit du rituel annuel Banga appelé Toseur, où les esprits prennent possession des corps.

Premier extrait de l’album à paraître, le clip du morceau « He Eh Lalla » incarne parfaitement ce mélange, en présentant des images du rituel Banga dans un esthétique punk DIY, dans un assemblage de rythmes ritualistes sahariens et noise rock.

Revisitez la chronique de leur précédent album sorti en mai 2017.

Laylet el Booree sortira le 5 avril sur Glitterbeat Records. Précommandez-le ici.

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