Déni-Shain d’Analog Africa nous parle de ses morceaux favoris

Accompagné de l’hollandais Philou Louzolo, Déni-Shain jouera ses plus beaux disques à Paris le 19 janvier à l’occasion de la dernière Ganzoü organisée par Mawimbi et Grünt (places à gagner ci-dessous).

Pour gagnez vos places pour la soirée, envoyez votre Nom et Prénom avec « Ganzoü » en objet à : agenda@pan-african-music.com.

Après près de 2 ans et une dizaine de soirées ayant mis à l’honneur la fine fleur des artistes de la scène Afro 2.0, les collectifs Mawimbi et Grünt mettent un terme à l’aventure de La Ganzoü !

Afin de clôturer comme il se doit cette belle aventure humaine et musicale, le collectif Mawimbi vous offre une dernière chance de bouger (bouger) aux sons de l’Afrique avec la crème de la crème des diggers et djs de la scène afro-groove : le hollandais Philou Louzolo et le marseillais Déni-Shain, homme de l’ombre derrière les excellentes compilations Space Echo et Pop Makossa d’Analog Africa !

On a profité de cette occasion pour demander à Déni-Shain de nous parler de morceaux qu’ils l’accompagnent tout au long de sa vie.


Ton premier souvenir de musique africaine ?

La première fois que j’ai écouté de la musique africaine, c’était un disque de Mamady Keita percussionniste guinéen. L’album s’appelle Wassolon et le titre que j’ai écouté en boucle pendant des années c’est Djole. Ce morceau à un groove de folie ! C’était sorti sur les éditions Fonti musicali en 1989. J’ai compris que le rythme et la richesse de la polyrythmie était l’essence de la musique. Une vraie claque musicale, car à l’époque j’étudiais la batterie en école de jazz… Ce track m’a fait partir étudier en Afrique la percussion et a changé ma vie à jamais.


Ton morceau ‘secret weapon’ ?

C’est toujours la question à 2 millions de dollars. Il y en a plusieurs mais celui dont je suis toujours certain car il met toujours tout le monde d’accord. À chaque fois que je le joue, je me dis ça part de là et ça fonctionne quasi à 100 % : Luisito Quintero (Louie Vega) – Music For Gong Gong.


Le morceau que t’écoutes avant un set ?

En général le jour ou je joue je n’écoute pas de musique pour arriver avec une énergie et un cerveau Blank. Je préfère sentir l’énergie du publique sur le moment présent. Je ne prépare jamais mes sets à l’avance et ce depuis toujours. Pour moi c’est ça le plaisir de la scène, fabriquer sur mesure un set adapté à son audience, j’avoue que c’est devenu comme une drogue pour moi après 15 ans de scène. Finir un set avec la satisfaction de voir les gens heureux, transpirants et le smille collé il n’y a rien de mieux…


Le disque que tu écoutes seul chez toi ?

Un de me disque préféré, une compilations plus exactement que j’écoute souvent chez moi c’est : Darker Than Blue – Ghetto Funk sur le Label PK. J’adore ce disque car je suis allé en Guinée Conakry en 2001, je vivais au village de Baro j’avais environ 30 mini-disques avec mon lecteur. La nuit, dans la cours où j’habitais, on écoutait de la musique avec le chef du village qui était aveugle. La première fois qu’il a entendu cet album, il a pleuré en me dansant : « Je suis fier de savoir que mes frères à l’autre bout du monde sont capables de fabriquer de la musique aussi belle. Ça me touche, je suis fier très fier même. » Un souvenir inoubliable pour moi, à tout jamais gravé dans ma mémoire. J’ai même une photo de lui et son épouse de l’époque que j’ai scanné il y a quelques jours.

Pour gagnez vos places pour la soirée Ganzoü, envoyez votre Nom et Prénom avec « Ganzoü » en objet à : agenda@pan-african-music.com.