African Connection : rencontre transcontinentale au Ghana

Ghana-Danemark-USA, la formation African Connection présente son premier disque, Queens and Kings. Un album de voyage, en mode paysage.

Les collaborations entre musiciens européens et africains se multiplient. Les premiers vont en Afrique à la recherche de nouveaux horizons musicaux, les seconds y trouvent un terrain d’échanges et souvent aussi de nouvelles fenêtres pour faire entendre leur son. L’une des ces aventures, parue le 30 mars, s’appelle Queens and Kings, signée du groupe African Connection. La formation est née en Afrique, lorsque le groupe danois Junglelyd a accompagné un mois durant le fringuant frafra Atongo Zimba, chanteur et joueur de kologo, en tournée sur les routes du Ghana. Cette troupe en noir et blanc pour musique en couleurs se baptise alors African Connection, et décide après la tournée de poursuivre l’aventure.

Côté ghanéen, on trouve le batteur Frank Ankrah aka « CC Yoyo » – un fils de l’afrobeat, qui fut un disciple de Tony Allen. Il y a aussi Kwasi Dankwah, guitariste tombé dans la marmite du highlife il y a longtemps déjà, sans oublier Abdulaye Issiaka Kyemtore – chanteur et surtout bassiste.  Sur la face Nord, les Danois du groupe Junglelyd rejoints par la claviériste américaine Maggie Cawley. Après des séances d’enregistrement au Danemark et quelques compléments au Ghana, la Connection propose un disque où l’on retrouve du funk du golfe de Guinée tendance 70’s, deux bons high life (notamment l’excellent « Wonba »), un morceau (« Danmalio ») très très (trop ?) inspiré par le « Ziboté » d’Ernesto Djedjé et un Tribute to Fela qui ne rend pas si bien hommage au père de l’afro-beat, malgré son titre. Mais si Queens and Kings nous a laissés un peu tièdes, l’African Connection mérite peut-être d’être découvert sur scène, car après tout, c’est là qu’il est né…

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