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The Pan African Music Magazine
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Rencontre avec Tony Allen

En 2014 à Port-au-Prince, la capitale haïtienne recevait sur scène Tony Allen, pilier rythmique de l’Africa 70 qui avec Fela inventa l’afrobeat.

Le prolifique mais discret septuagénaire, morceau d’histoire de la musique à lui tout seul, s’était vu proposer une rencontre musicale avec un bouquet de figures de la musique haïtienne.

Erol Josué, Samba Zao et une dizaine de percussionnistes se frottèrent donc à cet immense batteur, qui avait emmené en renfort certains de ses complices (Jean-Philippe Diary à la basse, Mark Mulholland à la guitare, et Olaf Hund aux claviers). Pendant les répétitions, le magnéto multipiste tournait. L’idée était d’avantage de garder une trace de cette aventure que d’en faire un disque. Le concert eut donc lieu, et fut une réussite malgré les gaz lacrymogènes jetés par la police pour disperser une foule chauffée à blanc. Tout ça n’impressionna pas Tony Allen, qui en avait vu d’autres en Afrique avec Fela.

Quant à Olaf Hund, il décida de retravailler le mixage des sessions de répétition. Le résultat emballa Chris Eckman, patron du label Glitterbeat. Il faut dire que cette grande jam session sonne naturellement comme des retrouvailles entre l’Afrique, qui résonne (tout autant que le jazz) dans le jeu de Tony Allen, et la puissance des tambours et des voix d’Haiti, galvanisés par les riffs de guitare et les sons psychédéliques des claviers.

Un moment d’exception, qui donna au projet son nom : Afro-Haitian Experimental Orchestra (A.H.E.O.). Pour nous en parler, Tony Allen nous a fait le plaisir de passer dans notre salon.

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