Seba Kaapstad, coup de foudre à Cape Town

Avec une équipe équilibrée mi-allemande mi-sud-africaine, Seba Kaapstad mélange les genres et les cultures sur un second album de neo-soul lumineuse.  

Les villes de Berlin et de Cape Town n’ont probablement jamais été aussi proches sur la mappemonde musicale que sur ce projet né en 2013, année-clé pendant laquelle Sebastian Schuster est parti vivre un an dans la ville portuaire d’Afrique du sud. Touché en plein cœur par le chaos artistique et la scène musicale foisonnante de la ville, l’artiste allemand étudie à l’UCT (South African Music College) et s’imprègne de la culture musicale du pays en travaillant avec des musiciens locaux. Il tisse rapidement des liens plus forts avec deux chanteurs d’exception, Zoé Modiga et Ndumiso Manana, pour des séances de jam créatives. La première est née à Durban et élevée à Pietermaritzburg, le second vient de Mbabane, au Swaziland et leur talent respectif se caractérise communément par une voix jazz à la fois douce et charismatique.

La mayonnaise ayant pris, Sebastian emmène alors les deux africains en Allemagne pour y enregistrer le projet Seba Kaapstad qui a pris forme au fil des aller-retours de son créateur pour aboutir à un premier album intitulé Tagore’s. Dans la même lignée que son prédécesseur, leur nouvel opus Thina tire son énergie dans la musique électronique, le hip-hop, le jazz et l’essence polyrythmique et mélodieuse de l’Afrique. Epaulé par Philip Scheibel aka Pheel à la production et aux percussions, le trio devenu quartet mélange habilement leur culture respective et leur imagination dans un album de néo-soul dont l’esthétique se démarque des sorties actuelles. Thina s’inspire alors de la souffrance et du traumatisme des ancêtres et offre douze titres en forme de guérison et de symbole d’unité des deux continents.

L’album paraîtra le 17 mai 2019. Commandez-le sur le Bandcamp du groupe ou directement sur leur site.

Lire ensuite : Lee Fields, 7 conseils sacrés pour devenir un parfait soulman