PAM meets Kae Sun

Après avoir voyagé de son Ghana natal, à New York, à Toronto en passant par l’Europe, il vit aujourd’hui dans une ville qui lui ressemble et où il semble s’être trouvé musicalement : Montréal. On a passé un après-midi en compagnie de Kwaku Darko-Mensah Jr.

La rencontre était fixée dans un lieu qui fait le bonheur des noctambules montréalais : Le Ti-Agrikol, voisin du restaurant haïtien Agrikol, ouvert avec l’aide de Régine Chassagne et Win Butler, de Arcade Fire. Le lieu est aujourd’hui réputé pour la qualité de sa programmation de disc jockey qui sait allier les beats suaves à l’envie folle du public de danser jusqu’au bout de la nuit.

Tout de suite en arrivant, Kwaku Mensah Jr. détonne avec les lieux, il est calme, posé et semble aimer le dialogue et le plaisir de la discussion. Il est 12:00 et le Ti-Agrikol sent encore la sueur et l’alcool de la veille. L’entrevue se fait sur l’exiguë piste de danse du bar-dancing. Au bout de 45 minutes de discussion sur l’art, la ville et ses influences musicales nous sommes partis pour une balade en ville avec le chanteur.


Dans la voiture on a écouté Curtis Mayfield, dans les rues il a poursuivi ses réflexions sur Bob Dylan, Leonard Cohen et sur l’admiration sans bornes qu’il éprouve pour le chanteur montréalais. Quand nous sommes montés au sommet du Mont-Royal, je lui ai montré l’une des deux gigantesques murales représentant l’auteur d’
I’m your man, Kwaku a adoré. Il aime cette ville, il aime les gens qu’il a rencontrés sur son chemin, Ariane Moffatt qui fait un duo avec lui sur son plus récent album, il aime toute la crew de Moonshine qui sont ses amis et gèrent sa carrière.

Kwaku est devenu un Montréalais, et dans ce petit docu qu’on a fait avec lui, il témoigne et explique comment cette ville est devenue partie intégrante de ce qu’il est aujourd’hui.

Son album Whoever Comes Knocking est dispo sur étiquette Moonshine.

Regarder ensuite : Kae Sun en session acoustique dans un appart à Montréal