Mélissa Laveaux dévoile le superbe clip animé de « Angeli-ko »

Des peintures animées inspirées de la Harlem Renaissance illustrent le titre phare du dernier album de Mélissa Laveaux.

Dans Radyo Siwèl, le troisième album de l’artiste canadienne d’origine haïtienne, Mélissa Laveaux revisite le patrimoine musical de la terre natale de ses parents. Un album pour lequel l’artiste s’est documentée sur la période d’occupation du pays par les États-Unis (de 1915 à 1934). Elle réveille ces chants populaires de résistance, honorant ainsi la résistance culturelle et spirituelle des Haïtiens durant cette période difficile.

Les réalisateurs de la vidéo, Marion Castéra et Kelzang Ravach (Temple Caché) se sont eux aussi documentés sur cette période, à la recherche de références pour mettre en image l’histoire que chante Mélissa dans « Angeli-ko », une chanson écrite dans l’entre-deux guerres par Ti-Kandjo, qui raille avec espièglerie l’occupant. En collaboration avec des peintres et des artistes-animateurs, ils réalisent une animation successive de tableaux faits à la main, inspirés par le mouvement de la Renaissance de Harlem.

Grâce à la magie des animations, le clip nous transporte avec légèreté dans le quotidien des Haïtiens – le tout avec humour et poésie, projetant sur l’écran la joie et la force de vie de la population. Une manière de rappeler que durant cette période les Haïtiens ont préservé leur liberté, leur culture et leur dignité.

La Renaissance de Harlem est un mouvement culturel de l’entre-deux-guerres qui apparaît dans les années 1920 – 1930 dans le célèbre quartier de New York d’où il tire son nom. Le mouvement a largement influencé la culture africaine-américaine actuelle, en commençant par la littérature pour s’étendre à la musique, les arts de la scène et les arts plastiques. Le mouvement est revenu sur le devant de la scène dans les années 1960 à la faveur de la lutte pour les Droits Civiques. La Renaissance de Harlem a également inspiré le mouvement de la Négritude porté par Aimé Césaire et Léopold Sédar Senghor.

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