Makossa, rumba, etc… Manu Dibango ouvre le festival Au Fil des Voix

Lundi 16 janvier, pour ceux qui ont la chance d’être à Paris, le fabuleux doyen Manu Dibango fait l’ouverture du festival Au fil des Voix.

Ce monstre sacré, pilier des musiques modernes africaines (plus d’un demi-siècle de carrière au compteur) a pour l’occasion invité quelques amis, pour un spectacle inédit !

Avec lui, sur la scène de l’Alhambra, son vieux complice Ray Lema : chercheur d’or dans les mines de rythmes congolais, jazzman prolifique, moine-pianiste inventif… les deux compères ont un évident plaisir à jouer ensemble, et cette magie là devrait illuminer l’Alhambra.

Manu Dibango & Raylema

En hommage à ses racines douala, Manu a également invité Sallè John, un des monuments de l’ambassy bey, ce rythme côtier qui enfanta le makossa. Ambiance du mboa garantie !
(le mboa, en douala, c’est le pays).

Et parce que cette réunion du corps de garde avait bien besoin d’une présence féminine, la chanteuse Céline Cheynut, qui vit le jour à Brazzaville, sera de la partie !

Bref, de quoi démarrer en fanfare cette dixième édition d’un festival qui depuis ses débuts fait notamment la part belle aux musiques d’Afrique et du monde méditerranéen.

C’est ainsi que, du 16 janvier au 1er février, on pourra voir (entre autres) :

Girma Béyéné, doyen du swinging Addis qui fait son grand retour sur scène accompagné par l’excellent orchestre français d’éthio-jazz Akalé Wubé (18 janvier),

-le martien Jupiter dont la fusée atterrira le 21 janvier au studio de l’Ermitage,

-la franco-sénégalaise Awa Ly et la Capverdienne Mariana Ramos (24 janvier),

-le trio formé par Yacine Boularès (sax), Vincent Segal (violoncelle) & Nasheet Waits (batterie) pour un somptueux voyage entre l’Afrique, l’Orient et l’Amérique (26 janvier)

-Et enfin, le 30 janvier, un autre très bon groupe d’éthio-jazz, Arat Kilo, invitera la malienne Mamani Keita pour une exploration des cousinages musicaux entre l’Afrique de l’Ouest et celle de l’Est. Le même soir, Aurelio Martinez, figure de proue du peuple Garifuna, fera briller les couleurs de la paranda, un des genres populaires majeurs d’Amérique latine, qui comme la cumbia, mêle racines latines, indiennes et africaines.

Suivez nos prochaines publications, PAM vous fera bientôt gagner des places pour certains de ces concerts.