Les 20 meilleurs albums de 2017

La rédaction vous propose ses coups de coeur des albums sortis en 2017.

La sélection est composée des choix individuels des membres de l’équipe PAM, juste un résumé des albums qui nous ont marqué, qu’on a écouté en boucle tout le long de l’année 2017.

Écoutez une sélection de ce classement sur notre playlist Spotify et Deezer.

20. Pierre Kwenders

Makanda, at the End of Space, the Beginning of Time

Makanda at the End of Space, the Beggining of Time est un album diasporique par excellence. Un album pluriel fait par des Africains vivant entre Montréal et Seattle. Pierre Kwenders est né à Kinshasa et a déménagé adolescent au Canada, l’autre, Tendai Maraire (Shabazz Palaces, Chimurenga Renaissance) est né aux États-Unis et a été élevé par un père ethno-musicologue du Zimbabwe. Les arrangements de Tendai combinent des claviers à l’énergie funky et une guitare prodigieuse (Hussein Kalonji) qui sonne comme aux temps héroïques de la rumba congolaise. Pour ne rien gâter, Makanda est d’une merveilleuse cohérence.

Avec cet album qui va bien au-delà des étiquettes et des clichés, Pierre Kwenders s’affirme plus que jamais, cultivant avec élégance l’afro-futursime.


19. Labelle

Univers-île

De mère métropolitaine et de père créole, Jérémy Labelle fait de la musique pour comprendre son identité, ou plutôt son « appartenance », mouvante et multiple. Un concept philosophique qu’il emprunte au penseur Michel Serres, une de ses grandes inspirations aux côtés de Alice Coltrane, Danyel Waro ou Isaac Asimov. Entre spiritualité syncrétique, voyage intérieur et métissage tous azimuts, le jeune artiste réunionnais impressionne par sa profonde réflexion.

Univers-île s’ouvre sur une oraison funèbre (« Kou d’zèl »), se clôturant quasiment avec « Noûs » [NdA: « la pensée » en philosophie grecque] qui « symbolise la mort de la pensée » et le bien-nommé « Playing at the end of the Universe », l’album donne l’impression que la mort serait la réponse universelle à la recherche d’appartenance individuelle. L’amoureux des explorations intérieures et extérieures ne dit pas autre chose: « ma recherche d’identité a pour but de résoudre la question ‘qui suis-je, et qui serai-je après la mort ?’. Or, si tu es à l’écoute de la nature dans sa globalité, tu ne peux plus avoir peur de la mort. »


18. Sinkane

Life & Livin’ it

Troisième album de l’Americano-soudanais Sinkane pour le label City slang, Life And Livin’ it est une ode à la soul de Curtis Mayfield, au funk de George Clinton et à la musique psychédélique de William Onyeabor. Rythmiques groovy et cuivres pleins de fièvres rappelant les grandes heures de la musique nubienne, la musique d’Ahmed Gallab ne cesse de gagner en profondeur.

« Tout l’album parle de mon expérience, comme musulman, comme africain-americain, comme soudanais, comme musicien, comme nomade… pour moi toutes ces choses sont mêlées : l’identité, la religion, le fait de se sentir chez soi.. Ce sont des questions universelles,  c’est important d’en parler. » – Ahmed Gallab


17. Jupiter & Okwess 

Kin Sonic

Figure magistralement atypique de la scène musicale de Kinshasa, Jupiter Bonkodji fait son retour avec Kin Sonic. Onze titres qui donnent à entendre la capitale aux douze millions d’habitants, « la force, le miroir, le poumon de la RDC, ce coin qui réunit toute la diversité des ethnies du pays ». Le tout à la sauce Okwess, c’est à dire de manière jouissive et rock’n’roll.

« Notre mission ce n’est pas de gagner des millions, c’est d’ouvrir la porte pour que les gens sachent qu’ à part la rumba qui a fait son temps, il y a vraiment une diversité culturelle au Congo. Nous on s’adresse à la génération future et on lui dit : voilà notre richesse, immense, inépuisable, inexplorée, infinie. Regardez-là ! » – Jupiter Bonkodji


16. Equiknoxx

Colón Man

Les visionnaires du dancehall jamaïcain –  Gavin Blair (Gavsborg) et Jordan Chung (Time Cow) –  ont enfin sorti leur véritable premier album, Colón Man, enregistré au cours de ces 12 derniers mois. Plus sombre et plus psychédélique que leur précédent projet, Colón Man mélange avec habileté les riddims jamaïcains aux sonorités électroniques futuristes.

L’album fait référence à un conte (et une chanson) jamaïcain parlant du retour au pays d’un mystérieux personnage, qui, comme le militant Marcus Garvey, faisait partie des 100 000 Jamaïcains envoyés sur les travaux du Canal de Panama au début du 20ème siècle. Ce conte a ainsi servi de « fondation métaphorique » pour la composition de l’album, dans lequel le groupe reconnait « les fondements essentiels des précédentes générations de producteurs tout en contextualisant leurs nouvelles avancées dans le dancehall jamaïcain. »


15. Trio Da Kali and Kronos  

Ladilikan

Prenez un trio composé de grands griots maliens et ajoutez le quatuor à cordes le plus révolutionnaire de la musique occidentale, vous obtiendrez une collaboration musicale aussi enrichissante qu’originale. La rencontre des violons, de l’alto et du violoncelle avec le balafon de Lassana Diabaté, le ngoni de Mamadou Kouyaté et la voix puissante de Hawa ‘Kassé Mady’ Diabaté est une merveille. Le nouvel album de Trio Da Kali et Kronos Quartet, Ladilikan, pourrait devenir une référence parmi les collaborations musicales interculturelles.

Les deux groupes décrivent cette expérience comme l’une des plus intéressantes de leur carrière. En effet, David Harrington, fondateur du Kronos Quartet en 1973, qualifie cet album comme «l’un des plus beaux que Kronos ait enregistré en 40 ans». Et lorsque Lassana Diabaté écouta pour la première fois la musique du Kronos Quartet (deux violons, un alto et un violoncelle) il s’enthousiasma : «Cela va être la meilleure collaboration de toute ma vie. » L’aventure n’avais même pas encore commencé…


14. Ifriqiyya Electrique 

Rûwâhîne

À l’initiative du projet Ifriqiyya Électrique, François Cambuzat découvre le rituel tunisien du Banga lors d’un de ses nombreux voyages en terres méditerranéennes, il décide de faire un film où dialogueraient  les sonorités ancestrales tunisiennes et sa propre recherche sur les musiques post-industrielles et bruitistes. Il embarque avec lui dans ce road-trip (et road-movie) la bassiste italienne Gianna Greco, avec qui il forme le groupe Putan Club, habitué des collaborations avec Lydia Lunch, poète new-yorkaise (post-)punk férue d’expérimentations tous azimuts. Côté tunisien, La Banga de Tozeur, composée de Tarek Sultan, Yahia Chouchen, Youssef Ghazala et Ali Chouchen, qui manient les instruments typiques du rituels : tablas, krabebs (castagnettes métalliques), nagharat (tambours) et voix.

« J’aime [ces] musiques. Ce qu’il faut savoir sur eux est déjà écrit – très mal – sur Wikipedia, et c’est bien suffisant. Le reste des connaissances dépendra des litres de sueur que tu es prêt à verser pour t’approcher d’eux. Mon travail est motivé par l’élévation, la sueur, le sang, la poésie et les larmes – très loin d’une jolie carte postale en couleurs. »  – François R. Cambuzat


13. Joey le Soldat

Barka

Joël Windtoin Sawadogo – aga Joey le Soldat- est né en 1985  (soit deux ans avant l’assassinat de Thomas Sankara et la prise du pouvoir par Blaise Compaoré), dans le village de Koumbri, dans le Nord du Burkina Faso. C ‘est en 2014 qu’il sort son deuxième album, Burkin Bâ. Un appel à l’unité, soutenu par un flow radical et des prods électro ultra-novatrices. Trois ans plus tard, le combat pour la démocratie et la justice sociale est loin d’être terminé et Joey le sait bien, comme le prouve son retour en force avec le puissant Barka.

L’histoire de son pays et plus largement de son continent est omniprésente dans ses 12 titres. Mais ses morceaux parlent aussi de salaires impayés, d’hôpitaux surchargés, du campus de l’université publique plein à craquer… Sur tous ces maux plane un maître-mot : dialogue.

« Pour éviter les égarements d’hier et la division de nos sociétés, il nous faut régler nos conflits à l’amiable. Il faut qu’on oublie nos différences ethniques ou religieuses. Le combat qui nous attend est plus grand que ça. Il faut arrêter d’accuser les autres, chercher les problèmes en nous-même et s’unir. » – Joey le Soldat


12. Ibibio Sound Machine

Uyai

Ibibio Sound Machine : du funk et du highlife directement inspirés de l’âge d’or de l’Afrique de l’ouest, du modern post-punk, du disco et une bonne dose d’electro. Eno Williams, la chanteuse nigériane née à Londres, porte ce projet avec succès depuis maintenant deux albums.

Uyai, veut dire « beauté » en Ibibio. La langue du peuple du même nom vivant principalement dans le sud-est du Nigeria, mais également au Cameroun et en Guinée équatoriale. C’est dans cette langue que l’album déroule ses tourneries où s’entrechoquent avec bonheur le highlife ouest-africain et l’electro londonien.


11. Bongeziwe Mabandla

Mangaliso

Salué comme le nouveau visage Afro-Folk à la sortie de son premier album en 2012, Bongeziwe Mabandla associe instinctivement des paroles Xhosa à de la musique traditionnelle et des styles folkloriques pour créer quelque chose d’unique et captivant. Intitulé Mangaliso (qui signifie «merveille» ou «miracle»), ce 2ème opus produit par Tiago Correia Paulo (Tumi and the Volume, 340ml), avec Mike Wright (Zebra & Giraffe) mélange les genres et les frontières.

Puisant toujours dans ses racines mais s’ouvrant à de nouvelles sources d’inspirations, Bongeziwe Mabandla confirme qu’il fait partie des artistes les plus motivés et talentueux de la nouvelle scène sud africaine.


10. Nidia Minaj 

Nídia é Má, Nídia é Fudida

Issue d’une banlieue (ghetto) de la région de Lisbonne et émigrée à Bordeaux, la jeune Portugaise d’origine cap-verdienne et guinéenne Nidia (ex-Nídia Minaj, en hommage à Nicki) fait partie de cette nouvelle vague d’artistes mélangeant avec subtilité techno/bass, house et musiques africaines. Signée au sein du collectif Príncipe Discos, crew portugais comptant des artistes comme Marfox et Nigga Fox qui s’inspirent des sons d’Angola, du Mozambique et du Cap-Vert, Nidia Minaj est bien de cette nouvelle génération de musiciens qui redistribue les cartes.

Pour son 3ème album Nídia délivre une musique toujours plus instinctive quelque part entre la techno, le kuduro, la baile funk, la baltimore club sans en oublier les traditions. 14 titres dont la plupart durent moins de trois minutes, faits de samples, de syncopes complexes et boucles de synthés. Leur point commun : la danse, la fête, et une musique décomplexée.


9. Group Doueh & Cheveu

Dakhla Sahara Session 

Dakhla Sahara Sessions est un témoignage musical sans fard et anti-world music d’une rencontre brute, complexe et laborieuse entre deux groupes fondamentalement différents : Cheveu et Group Doueh.

C’est un disque qui emporte l’auditeur dans une grande galère humaine de 10 jours, avec ses tentatives, ses échecs et ses moments de grâce. C’est un disque qui dit, à la place de tous les musiciens qu’on y entend : on a foutu nos tripes, notre fatigue et notre liberté dans une rencontre qui n’avait rien de logique, rien de préparé, et rien d’attendu. C’est un disque qui dit : on s’en est sortis, le sourire aux lèvres et les cernes aux yeux, et voici pour témoin une transe musicale de 42 minutes sans prétention mais pleine d’émotion brute.


8. Vagabon

Infinite Worlds

Vagabon est le projet de la chanteuse et musicienne Laetitia Tamko, une jeune brooklynoise originaire du Cameroun. Multi-instrumentiste, Tamko est une pure artiste D.I.Y, et son album surfe sur une esthétique Lo-Fi qui rappelle sans nul doute les années 90 et n’a rien à envier à ses pairs de la scène new-yorkaise.

Ce premier essai Infinite Worlds sorti en début d’année fait suite aux deux premières démos Vermont et Persian Garden EP, tous deux enregistrés en 2014. Un album court : 8 titres qui nous font voyager dans un univers singulier entre indie rock, folk et ambient. Tamko nous dévoile une musique pleine d’émotion, le tout dans une interprétation tout en contrôle. Un premier coup d’essai réussi donc, un album qu’on ne devrait pas se lasser d’écouter de sitôt.


 7. Spoek Mathambo

Mzansi Beat Code

Avec trois albums solo à son actif, sans oublier ses projets Fantasma et Batuk, Spoek Mathambo est prolifque activiste musical. Pour son nouvel album Mzansi Beat Code, Spoek délaisse le micro et le confie à de nombreux invités pour se consacrer à la production et propose un beatmaking hybride qui mêle différentes couleurs de la house sud-africaine : le Bacardi, le Gqom de Durban, la Sghubu house…

On retrouve aussi des sonorités rap, new-wave, techno, house américaine et même des éléments de musique traditionnelle zulu appelée Maskandi, comme c’est le cas dans le single « I Found You », une ode à l’amour scandée par les voix sensuelles des soeurs de Kajama (Nandi and Nongoma Ndlovu).

Un album terriblement dansant et cohérent, dans une ambiance qui nous rappelle le son ghetto house du Chicago des années 1990.


 6. J Hus 

Common Sense

Pour ses débuts le  jeune rappeur de Londres façonne le meilleur du grime, de l’afrobeat, du dancehall et du hip-hop du début des années 2000 en un son vibrant et unique.

Né d’une mère Gambienne, dans sa jeunesse il est initié à la musique africaine. J Hus (« hustle ») a également passé trois ans dans le Ghana natal de ses parents, ce qui explique certainement ce lien fort avec la  pop du continent présente dans sa musique. Son premier album studio, Common Sense, propose un large panorama des influences et des talents du jeune emcee, aussi à l’aise en mode Dancehall que Rap, Grime, Afrobeats, R’n’B ou Garage.


5. Ibeyi

Ash

Deux ans après le succès de leur envoûtant premier album Ibeyi : un mot qui signifie « jumelles » en yoruba, Lisa-Kaindé et Naomi Díaz, franco-venezueliano-cubaines, continuent leur parcours avec Ash. Ce nouvel album est un subtil mélange de R&B, d’électronique et de soul pour un résultat à la fois très roots et très travaillé dans sa production.

Leur premier disque racontait leur histoire, celui-ci est marqué par leurs rencontres. Elles invitent des artistes de renoms tels que Mala Rodriguez, le saxophoniste Kamasi Washington sur le très réussi « Deathless », ou encore le pianiste Chilly Gonzales sur « When Will I Learn »

Ash est tourné sur des thèmes toujours d’actualité comme le féminisme, le racisme et les droits des hommes, femmes, gays et trans. Là encore, Ibeyi nous emporte avec une énergie rare dans un disque intense et engagé.


4. ÌFÉ

IIII + IIII

Ife est une ville située au sud-ouest du Nigéria, Ife signifie « aimer » ou « affection » en yoruba, mais IFÉ est également un groupe basé à Porto Rico créé par Otura Mun, qui mélange les genres : entre rumba cubaine, sonorités électroniques et tradition musicale yoruba.

Otura Mun est un artiste Afro-Américain originaire du Texas. Il s’est installé en 1999 à Porto Rico et est devenu depuis une figure de la scène locale, produisant la chanteuse Mima ou le groupe Cultura Profetica.  Il est initié dans la santeria, le culte des orishas (divinités) venus d’Afrique entretenu par les communautés d’esclaves à Cuba.

La beauté de la musique d’ ÌFÉ réside dans les détails, comme sur « House Of Love ». Son groove est basé sur un motif rythmique utilisé dans la rumba afro-cubaine qu’il fusionne avec les codes du dancehall jamaïcain, créant ainsi des subtilités sonores uniques.
IIII + IIII est un album qui puise dans les traditions, et les projette vers une modernité futuriste qui semble ouvrir au groupe les portes d’une créativité sans limites.


3. Oumou Sangaré

Mogoya

Mogoya, son premier album depuis 2009, marque le grand retour à la chanson de la diva Oumou Sangaré. La chanteuse y parle de ce qu’elle connaît le mieux, à savoir les rapports humains (Mogoya peut se traduire par « les relations humaines »). Elle y explique les problèmes spécifiques que rencontre la femme africaine au quotidien.

Mais Mogoya est également un nouveauvirage  pour la diva malienne. Un disque qui flirte souvent avec les musiques électroniques, et s’ouvre ainsi aux goûts musicaux des nouvelles générations.

« L’électronique c’est ce qui fait danser l’Afrique. On a besoin de conserver les anciennes musiques, les anciens rythmes. Mais en même temps que je les conservais, la jeunesse me disait : « quand est ce qu’on pourra danser sur Oumou en boite ? ». Alors je me demandais ce que je pourrais faire pour eux, sans dénaturer ma musique. Quand j’ai entendu les arrangements du trio A.L.B.E.R.T. j’ai dit : voilà ! je m’accroche à la jeunesse, à leur demande. C’est tout simplement beau. » – Oumou Sangaré


Kendrick Lamar Damn

 2. Kendrick Lamar

DAMN.

Le rappeur de Compton est au sommet de son art. Avec DAMN., son quatrième album studio, il survole encore plus la concurrence avec un album magnifiquement réussi, grâce à ses mélodies toujours plus travaillées, et à son flow toujours si percutant.

Deux ans après l’essentiel To Pimp a Butterfly, l’équivalent pour la génération du mouvement Black Lives Matter de ce qu’a été What’s Going On de Marvin Gaye dans les années 70, DAMN. se veut plus personnel et introspectif, sans pour autant oublier sa conscience politique – on est plus ici dans une sorte d’examen de conscience de soi. Sur le titre Fear, par exemple,  il raconte une vie d’angoisses et cite sa «peur de perdre sa créativité». Un sentiment compréhensible même si, à l’écoute de ce dernier disque, on se dit qu’il n’a pour l’heure pas de souci à se faire.

DAMN. est plus cru et brut que ses précédents albums mais cohérent puisqu’il s’écoute aussi bien dans l’ordre initial de sa sortie qu’à l’envers comme on peut le retrouver dans sa version collector sortie récemment.


Sampha Process

1. Sampha

Process

Après avoir travaillé avec les plus grands (Drake, Kanye West, Frank Ocean, SBTRKT, Solange…), Sampha dévoile enfin Process, son premier album studio. Un disque solaire et contemplatif qui s’illumine au fil de l’écoute. 43 minutes où l’artiste s’élève dans un monde sensible chargé d’émotions portées par son piano, instrument qu’il joue depuis l’âge de 3 ans.
Pour Sampha, le piano est en effet un pilier de son développement personnel. L’une des rares choses qui l’ait toujours accompagné : «tu me montres que j’avais quelque chose que certaines personnes appellent une âme», lui confie-t-il sur «(No One Knows Me) Like the Piano».

Avec Process, Sampha ouvre en grands les portes de son univers et on y découvre tout son talent, dans un album qui allie avec succès l’électronique au classique, au service de textes poignants. À écouter absolument.


Écoutez une sélection de ce classement sur notre playlist Spotify et Deezer.