Le guide panafricain des Trans 2018

Voici nos artistes favoris des 40e Rencontres Trans Musicales de Rennes, qui se dérouleront du 5 au 9 décembre 2018.

 

PONGO

AFROPOP / KUDURO

Aperçue dès 2008 – alors adolescente – au sein des épatants portugais Buraka Som Sistema, la chanteuse angolaise Pongo lance son projet solo. Sa voix puissante habite des morceaux tantôt dansants tantôt plus intimistes où le kuduro se mêle à l’électro et s’enrichit de sons du monde entier. Ouverte à toutes les innovations et sans œillères, sa musique est donc souvent qualifiée de « kuduro progressif » mais c’est aussi et tout simplement de l’afro-pop en 2018.

Découvrez notre interview de Pongo ici.

Date : jeudi 6 décembre


MUTHONI DRUMMER QUEEN

AFROBASS

Muthoni Drummer Queen, c’est la rencontre entre une chanteuse, rappeuse et percussionniste kényane, Muthoni, et deux beatmakers suisses, GR! et Hook. Que ce soit sur leur dernier album (She, 2018) ou sur scène, le trio fomente une véritable machine de guerre électronique, dont les sons mutants (hip hop, afrobass, R&B, dub, dancehall…) et l’énergie dévastatrice ne se situent pas loin de la radicalité de M.I.A !

Lisez notre article sur le dernier album de Muthoni Drummer Queen ici.


BAFANG

AFRO-ROCK

Bafang, c’est Lancelot et Enguerran – deux prénoms fleurant bon la quête du Graal. Or, c’est bien de quête dont il s’agit ici : celle des origines d’abord, Bafang étant la ville camerounaise dont sont originaires les grands-parents de nos deux héros. La recherche, également, d’une pureté sonique à travers le minimalisme de la formation (une guitare, une batterie). La poursuite, enfin, d’un syncrétisme entre langue camerounaise, rythmiques ouest-africaines et riffs blues rock touareg.

Date : jeudi 6 décembre


AL-QASAR

ROCK PSYCHÉDÉLIQUE MOYEN-ORIENTAL

Marqués par les scènes psychédéliques nées en Turquie, en Iran et dans le monde arabe dès la fin des années 1960, six musiciens venus d’horizons divers (Blaak Heat, Tinariwen, Speed Caravan, Ekova, Stamp…) s’unissent pour revisiter ce son peu connu en Occident. Le chant en arabe et les instruments orientaux (un oud et une darbouka) se mêlent à un rock psychédélique puissant et emmènent Al-Qasar très loin, à la frontière d’un son heavy et progressif.

Date : samedi 8 décembre


SAODAJ’

MALOYA

Le maloya, genre musical majeur de la Réunion (inscrit depuis 2009 au Patrimoine culturel immatériel de l’humanité), continue son déploiement dans le XXIème siècle avec Saodaj’, quintet mené par la flamboyante Marie Lanfroy. Baigné d’influences d’Afrique Australe, d’Europe et de l’Océan Indien, le groupe créé des chansons hors du temps par l’alliance de rythmes provoquant la transe et de chants polyphoniques totalement extatiques.

Date : samedi 8 décembre


ARP FRIQUE

AFRO-LATIN DISCO / SYNTH-FUNK

Avec ce projet, le néerlandais Niels Nieuborg nous remémore les origines new-yorkaises de la disco et notamment ses sources africaines, latino-américaines et afro-caribéennes, le tout enrichi par des sons de synthés rétro-futuristes. Funk, latin jazz, reggae, funaná, bossa et samba sont tous passés à travers le prisme disco pour finir dans le cocktail « tropical boogie ». Un groove imparable et contagieux.

Date : samedi 8 décembre


K.O.G & THE ZONGO BRIGADE

AFRO-ROCK

K.O.G, c’est Kweku Sackey. Ce chanteur-percussionniste ghanéen est le leader charismatique de la Zongo Brigade, huit musiciens (guitare, basse, batterie, cuivres, percus, orgue…) pourvoyeurs d’un son mêlant afrobeat, jazz, soul, funk, reggae, dancehall, trap… En d’autres mots, un concentré hautement énergique de musiques africaines et afro-américaines qui a le pouvoir de générer un groove fiévreux et une ardeur communicative !

Date : vendredi 7 décembre


AJATE

AFRO-FUNK

Né en 2011 dans le cerveau du génial Junichiro « John » Imaeda, Ajate réunit dix musiciens mariant afro-funk et musiques traditionnelles nippones – Tony Allen, Fela Kuti et la musique ohayashi coincés dans un ascenseur. L’instrumentarium en bambou (xylophones, tambours, etc.) est confectionné par Imaeda lui-même. De quoi rendre cette troupe unique, auteure de deux albums parfaits, totalement inimitable.

Date : samedi 8 décembre


UNDERGROUND SYSTEM

AFROBEAT / PUNK-FUNK

Tirant leur nom d’un fameux morceau de Fela Kuti, ces six musiciens, menés par une chanteuse flûtiste ardente, sont des enfants de l’afrobeat. Et, en bons New-Yorkais, confrontent le genre aux multiples sons de la Grosse Pomme, dans les pas d’ESG et de LCD Soundsystem : ainsi, disco, punk, house, no wave et autres fréquences de la grande sono mondiale fusionnent dans un immense chaudron bouillant.

Dates : mercredi 5 et vendredi 7 décembre


DJ LAG

AFROBASS / GQOM

Version DIY, minimaliste et sud-africaine de la house nord-américaine, le gqom est né il y a quelques années à Durban, troisième ville du pays. Gonflé de basses et dynamisé par des sons de percussions acoustiques, on peut le voir comme une réponse au footwork de Chicago ou au grime londonien. Dix ans après la venue aux Trans du pionnier DJ Mujava, nous recevons donc avec DJ Lag l’un des plus éminents représentants de cette jeune scène en train d’écrire son chapitre dans l’histoire des musiques électroniques africaines.

Découvrez les 8 armes secrètes de DJ Lag ici.

Date : jeudi 6 décembre


PÉROKÉ

AFRO-FUNK ÉLECTRONIQUE

Ce duo tire son nom d’une attraction de la Mer de Sable. Or, question sensations fortes, ces Tourangeaux n’ont de leçon à recevoir de personne ! Fred Guillon (machines) et Sylvain Rousselle (claviers) dévoilent une étonnante machine à danser qui pioche dans l’électro, le hip hop, le jazz, le funk, l’afrobeat et même les sons traditionnels nigérians ou éthiopiens.

Date : samedi 8 décembre


EKITI SOUND

AFRO-ELECTRO

Ce musicien/chanteur/producteur a déjà évolué à Nollywood (l’usine à cinéma nigérien) comme dans les clubs moites de Londres. Sous l’alias Ekiti Sound, il réalise un syncrétisme ébouriffant entre house de Chicago et polyrythmies africaines, mélodies pop et électro déviante, motifs de synthés et lignes de basse bondissantes. Les deux pistes afro-electro et addictives sorties en 2018 chez les Belges de Crammed Discs annoncent un album torride pour début 2019.

Date : vendredi 7 décembre


DISIZ LA PESTE

ELECTRO-HIP HOP

Parrainé par JoeyStarr il y a bientôt vingt ans lorsqu’il explosait avec son tube J’pète les plombs, Disiz La Peste s’imposait alors comme une valeur sûre du rap. Mais à l’étroit dans le carcan hip hop made in France, il s’est ouvert à des horizons crunk (au sein de Rouge à Lèvres, en compagnie de Grems) ou rock (sous l’alias Disiz Peter Punk). Son dernier LP en date, Disizilla, creuse une veine électronique, rageuse, introspective, et se pare de featurings avec la jeune garde (dont Niska). Et si le parrain aujourd’hui, c’était lui ?

Date : jeudi 6 décembre


NIHILOXICA

TECHNO TRIBALE

Nihiloxica, ce sont six percussionnistes ougandais et deux musiciens anglais à la batterie et aux synthés. Avec une orientation afro-techno presque totalement acoustique, le groupe réalise des performances intenses et grisantes dont la puissance hypnotique et exaltante évoque un rituel tribal et futuriste. Au-delà du Nord et du Sud, du passé et du présent, Nihiloxica incarne une pulsation de vie universelle et intemporelle.

Date : samedi 8 décembre


DOX MARTIN

MUSIQUES AFRICAINES / MUSIQUES ÉLECTRONIQUES

Martin Meissonier, alias DoX Martin, a produit Fela Kuti, Papa Wemba, Manu Dibango, Don Cherry, Khaled, Alan Stivell, Robert Plant… Excusez du peu ! Passionné de musiques noires, ce puits de science ouvre ses caisses de disques, témoins de la diaspora africaine, établissant des liens entre Brixton et Lagos, Harlem et Abidjan, Barbès et Bamako. Et il nous offre en bonus la primeur de ses remixes personnels de ces pépites du monde entier. Un beau voyage en perspective !

Date : vendredi 7 décembre


KOSMO PILOT VS REPI DEL MUNDO

SONO MONDIALE / TROPICAL BASS

Pour la dixième année consécutive, le Malouin monte à l’abordage des Trans Musicales. De son coffre à trésors, jaillissent des disques glanés aux quatre coins du globe : funk asiatique, bossa nova pop, fado mélancolique, disco noctambule, chanson française alternative, afrobeat surexcité, funk brûlant, jazz enivrant, psychédélisme ahurissant… On trouve de tout, mais jamais n’importe quoi, dans cette sélection tourneboulante qui bouleverse tous les repères spatio-temporels.

Repi del Mundo a placé Rennes sur la carte de l’Amérique du Sud. Ce fan absolu de sons brûlants et de basses profondes, instigateur des fameuses Electropical Sessions, s’est imposé comme un expert ès-cumbia, moombahton, afrobeat ou encore zouk bass. Cette liste n’est bien sûr pas exhaustive car ce spécialiste de la scène tropical bass a toujours mille et une découvertes à partager.

Date : samedi 8 décembre


GLITTER٥٥

TECHNO ARABE

Née à Rabat, Glitter a débarqué à Lille avant de s’installer définitivement à Paris. C’est dans la capitale que cette jeune Marocaine, créative et audacieuse, mêle musiques traditionnelles arabes et techno occidentale. Elle parvient aujourd’hui à dépasser avec finesse les clichés de l’électro-chaâbi et s’impose ainsi comme l’une des figures montantes de la scène électronique maghrébine.

Date : vendredi 7 décembre


BIG BUDDHA VS L’AMATEUR

HOUSE / SONO MONDIALE

Journaliste (pour Radio Nova, Mondomix, Continental, RFI Musique…), Big Buddha est tombé dans la grande sono mondiale quand il était petit. Depuis, ce TripAdvisor musical mélange les sons chipés autour de la planète dans des sets étonnants où se carambolent bhangra house, raï maghrébin, kwaïto sud-africain, électro latino-américaine… Ce curieux de tout n’est étranger à aucun style et provoque un joyeux trouble des genres.

Amoureux éperdu d’une house pointue et hédoniste, l’Amateur garde les oreilles grandes ouvertes, et vénère avec la même passion Hawkwind, le label R&S, Caribou et The Honeymoon Killers. Membre du collectif Tropicold et autrefois programmateur associé du MIDI Festival, cet érudit Marseillais a partagé les platines avec Andrew Weatherall, Primal Scream, SBTRKT, Nicolas Jaar ou Sébastien Tellier – et ses sélections ont à chaque fois fait l’unanimité !

Date : vendredi 7 décembre

Découvrez la programmation complète ici.

Lire ensuite : De Pongo Love l’ado propulsée star, à Pongo la femme féline

Textes de présentation tirés du site Les Trans.