L’Afrique au MaMA Festival (Paris)

Pour sa neuvième édition, du 17 au 19 octobre prochains, le festival dont le cœur bat dans le quartier de Pigalle promet quelques beaux concerts africains.

Bongeziwe Mabandla © Jerri Mokgofe

De Barbès à Pigalle en passant par Montmartre, le festival MaMA investit depuis 2010 l’un des hauts lieux des nuits parisiennes. Dix salles pour 120 concerts et tous les genres de musique représentés. C’est non seulement un rendez-vous pour le public, mais aussi pour les professionnels qui s’y retrouvent et assistent aux concerts comme aux conférences et conventions. Les artistes afro y seront bien présents, et vous retrouverez certains d’entre eux dans nos articles à venir.

En voici justement une sélection :

Ammar 808
17 octobre

Le producteur Sofyann Ben Youssef, aux machines d’Ammar 808, sera de la partie pour faire résonner son électro sombre et fiévreuse, ses transes gnawas et ses lancinantes flutes gasba condensées dans l’album Maghreb United, que PAM vous avait présenté ici.


Arat Kilo feat. Mamani Keita et Mike Ladd
17 octobre

Les jazzmen éthiophiles feront brûler sur scène leurs riffs de cuivre et leurs rythmiques nerveuses pour accompagner les envolées de la chanteuse malienne Mamani Keita et du rappeur New-yorkais Mike Ladd. Le disque nous avait emballés, mais c’est la scène qui en parle le mieux.


Blinky Bill
19 octobre

Moins connu de ce côté de la Méditerranée, le rappeur et producteur kényan Blinky Bill, homonyme d’un koala héros d’une série de dessins animés, s’apprête à sortir son tout premier album solo Everyone’s Just Winging It And Other Fly Tales chez The Garden Records, branche du label Lusafrica.

Cosmopolite, ultra-connecté, électrophile, Blinky Bill était aussi au centre du collectif Just a Band qui s’était fait remarquer par sa participation à la compilation Red Hot+Fela en hommage au roi de l’afrobeat, sur laquelle il reprenait avec Childish Gambino le titre « Who No Know Go Know » (samplant à cette occasion le début de « Ghana Blues«  de Toto Lokua Bona). Multipliant les collaborations, il enregistrait aussi avec Nneka No Touch Am.

Après son passage à Lyon puis à Dijon pour le Tribu Festival, il sera sur la même scène MaMA que la Réunionnaise Maya Kamaty (dont on vous parlait ici) et la rappeuse sud-africaine Dope Saint-Jude (soirée organisée par Gingersounds/zutique/Dunose).


Bongeziwe Mabandla
17 octobre

Le chanteur sud-africain à la voix tout droit venue des chœurs xhosa de l’Eastern Cape n’a pas son pareil pour associer musiques traditionnelles, folk et beats électro.

Son deuxième album, Mangaliso, publié en 2017 chez Universal Africa, en est une parfaite illustration. Il s’y est adjoint les services de Tiago Correia-Paulo, guitariste mozambicains de Tumi & the Volume, qui insuffle son énergie et un supplément d’âme à la voix magnétique de Bongeziwe.

Enfin, car la liste est trop longue, retrouvez ici toute la programmation du festival.

Lire ensuite : Kiddy Smile, tout simplement réjouissant (interview)