Debademba, African Salsa Orchestra, deux albums et un concert

Vendredi 22 septembre, au Flow – péniche amarrée au bord de la Seine à Paris, Debademba et l’African Salsa Orchesra se succéderont sur scène, avec, chacun dans leur escarcelle, un nouvel album. Une double affiche à ne pas manquer.

Debademba Sanikoya

C’est le troisième album du groupe emmené par le guitariste Abdulaye Traoré, et de son inséparable complice chanteur Mohamed Diaby, dont la voix fait fureur au Mali.
Sanikoya, c’est la parenté à plaisanterie, une institution en Afrique de l’ouest (particulièrement dans les territoires de l’ancien empire du Mali). Une manière, entre familles ou entre ethnies, de se chambrer, de se moquer les uns des autres, dans le but de ne jamais vraiment se fâcher (et encore moins, de se faire la guerre). Un état d’esprit qui correspond bien à l’ambiance amicale que véhicule toujours Abdulaye Traoré, qui sur ce disque encore donne libre cours à sa virtuosité – alternant entre blues mandingue, rythmes wassoulou, et grooves funkys. Sur l’ensemble planent les envolées de Mohammed Diaby, une des plus belles voix d’Afrique de l’ouest. Sur deux titres, il est rejoint par Ben l’Oncle Soul dont la voix prend, sur le titre Sanikoy – des accents de Sahara.

African Salsa Orchestra

C’est le premier disque de cette formation emmenée par Michel Pinheiro, chanteur et tromboniste féru de salsa depuis les années lycées en son Bénin natal. Dans les années 90, il s’installe à Abidjan en quête de nouvelles opportunités et c’est le doyen Mamadou Doumbia (qui fit les grandes heures de l’Orchestre de l’entente) qui le prend sous son aile. Un sacré mentor ! C’est chez lui, dans la cour de son studio d’enregistrement, que Pinheiro se met au trombone. L’instrument ne le quittera plus, et c’est ainsi qu’il intègre la section de cuivre de Tiken Jah Fakoly, dont l’étoile commence à briller en Côte d’Ivoire. Il l’accompagnera pendant de longues années, sur scène et sur disque, avant de se recentrer sur ses propres projets. L’African Salsa orchestra en est certainement l’aboutissement. Y figurent des membres passés ou présent des Mercenaires de l’ambiance (Florent Briqué, Willy Ombé) mais aussi le fameux pianiste touche à tout Patrick Bebey (l’un des fils de Francis…). Résultat, un mélange détonnant sur scène, où le salsero Pinheiro chante en français, yorouba, fon et espagnol (pour ne pas oublier les cousins cubains).

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