Dans les disques de Franck Descollonges : plaisirs de la guitare acoustique

Troisième épisode de notre série d’été avec Franck Descollonges, collectionneur invétéré et patron du label Heavenly Sweetness. Après une escale au Brésil et à Trinidad, on arrête tout et on écoute les vibrations des six cordes de nylon, les pieds dans le sable.

Cette semaine on va parler de guitares en bois et de pilosité… des cheveux longs, très longs, des moustaches et des barbes ! Vous me direz, “mais c’est l’été, ils vont avoir chaud”, mais c’est leur choix, il faut le respecter !

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Elkin & Nelson – Elkin & Nelson (1974)

On commence par les deux frères chevelus et baroques Elkin & Nelson. Arrivés de Colombie en Espagne au début des années 70, les deux guitaristes et chanteurs ont sortis en tout et pour tout trois albums seulement. Et c’est sur leur deuxième album, qu’on trouve cet incroyable « Vamonos”.

Comme souvent avec les titres que j’adore, je me souviens exactement du moment où j’ai entendu le morceau pour la première fois. Fin juin l’année dernière, on mixe au Carlos à Biarritz avec mon camarade Olivier Cavaller. Le soleil se couche tranquillement sur la cote des Basques et Olivier envoie “Vamonos”. Là impossible de poursuivre ma conversation, traumatisme auditif, il faut absolument que je sache quel est ce titre. Je l’ai écouté ensuite en boucle tout l’été ! 9 minutes 07 de guitares, percus et harmonies vocales. On a l’impression d’être assis à côté d’eux sur la plage et on a pas envie que le morceau s’arrête.

Le reste de l’album est très bon avec “Samba Samba”, “A Caballo” et une belle reprise de “Light my Fire”.

Crosby, Stills & Nash – CSN (1977) 

Là aussi ambiance hippie, barbes et guitares acoustiques qui groovent. Sur cet album Neil Young a quitté le groupe et Stephen Stills nous sort un “Dark Star” de toute beauté. Découvert dans un show de Melik Heartbeat & Luc Supra, j’ai écouté ce titre un nombre incalculable de fois et je ne m’en lasse pas.

Dès les premières notes de guitares et de percussions, on est complètement pris dans ce titre folk qui groove comme rarement. Puis viennent les harmonies vocales, le petit solo de clavier électrique à la fin, bref là aussi que du bonheur. On remet directos un chamallow dans le feu.

Je trouve le reste de l’album un peu inégal mais bon, quand on a conçu un morceau comme “Dark Star” on reste à tout jamais au dessus de la mêlée.

David Crosby – If Only I Could Remember My Name

On continue dans la même bande que précédemment mais cette fois avec le premier album solo de David Crosby. J’ai longuement hésité à vous parler de Harvest de Neil Young mais cet album est moins connu donc j’espère que ce sera une belle découverte pour vous.

Je pense que notre ami Crosby a pris beaucoup, beaucoup de drogues pour cet album. Remarque, c’est annoncé dès le titre, il a oublié son nom…

Ambiance trippy folk sur cet album qui s’écoute de bout en bout avec beaucoup de plaisir, un vrai moment de lâcher prise et de beauté acoustique. En plus un Américain qui chante “Orleans, Vendôme et Beaugency” ne peut être qu’un homme bon !

Un bel album à écouter en voiture, sur des voyages longs, en regardant le paysage ensoleillé défiler.

Je vous rajoute un de mes classiques de voiture, « Music Is Love« , dans les playlists avec notamment le classique de America A Horse with No Name. Dès que je l’écoute sur la route, j’ai trop l’impression d’être un poor lonesome cowboy…

Lire ensuite : David Walters, le retour du globe-singer