Dans la peau d’un réfugié avec l’African Melancholia de Léonie Pernet

Le clip de l’artiste electro signée sur InFiné suit Mohammed Mostafa, un jeune Soudanais qui vient de trouver refuge à Paris.

Avec « African Melancholia », le réalisateur Adrien Landre a voulu traiter le sujet de la crise migratoire et surtout de la condition inhumaine d’un réfugié. L’idée d’un film avait donc germé et la rencontre avec Léonie et le titre « African Melancholia » a fait renaître cette envie. Adrien explique : “Il y a maintenant 3 ans, à Paris, le premier camp de migrants avait poussé en quelques jours sous mes fenêtres. La violence de la situation me rendait coupable par mon impuissance. Depuis, j’ai souhaité à tout prix traiter le sujet de la crise migratoire et surtout de la condition inhumaine d’un réfugié. […] Très honnêtement, tout ça dépasse le cadre de l’expression artistique, nous avons l’occasion et la responsabilité de porter un message” 

La rencontre avec Mohammed Mostafa, un jeune soudanais découvert grâce à l’association britannique Good Chance, a directement conquis le réalisateur. Aucun doute n’était permis, ce serait lui. Le tournage s’est fait au Nord de Paris, là où les migrants trouvent tant bien que mal refuge. L’image traduit cette colère, cette rage, cette peur, cette mélancolie, mais aussi cette fierté, cette force de vie.

« African Melancholia chante cet autre visage qui est le mien, que j’ai haï de longues années et que je chéris aujourd’hui. Origines fantasmées, arrachées, retrouvées, en bataille… African Melancholia chante une communauté de destins, à laquelle j’ai voulu rendre hommage avec ce titre » ajoute Léonie Pernet.

« African Melancholia » est le premier extrait de Crave, le premier album de Léonie Pernet qui sortira le 21 septembre 2018 chez InFiné.

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