Charlotte Adigéry, l’électro-soul belge aux racines martiniquaises

La chanteuse dévoilait il y a peu « High Lights », le second extrait de son EP Zandoli à paraître le 8 février sur le label gantois DEEWEE. Entre storytelling poignant, refrains accrocheurs et univers absurde et décalé, retour sur une artiste au parcours atypique.

Originaire de Ghent en Belgique, Charlotte Adigéry est également descendante d’une tribu Yoruba du Nigeria qui s’est libéré du joug esclavagiste en Martinique. La chanteuse s’inspire des musiques traditionnelles de ses ancêtres, notamment de rythmes tels que le gwoka, et les mélange avec un son électronique synthétique, réchauffé par le timbre soul de sa voix.

C’est en 2016, au cours du tournage du film Belgica pour lequel elle devait faire du playback, qu’elle fit la rencontre des frères Dewaele (2manydjs, Soulwax) qui se rendent rapidement compte du potentiel de la jeune femme. Après avoir collaboré avec le duo sur le morceau « The Best Thing » qui figurera dans la bande son du film, Charlotte sortira son premier EP éponyme sur leur label DEEWEE.

La musique de Charlotte Adigéry est en effet le fruit de rencontres, et principalement de sa rencontre sur Tinder avec Bolis Pulul, descendant d’une vague d’immigration chinoise en Martinique. En co-produisant ses deux EPs, le duo explore ainsi son histoire commune dans les morceaux de Charlotte.

Après « Paténipat », premier extrait de l’EP à l’efficacité remarquable, l’artiste dévoile   « High Lights », ode pop au pouvoir de transformation du tissage et aux perruques synthétiques.

Zandoli de Charlotte Adigéry sortira le 8 février sur DEEWEE. Précommandez-le sur Bandcamp.

Retrouvez Charlotte Adigéry dans notre playlist Noir Wave sur Spotify ou Deezer.

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