Le père de l’afro-rap Blay Ambolley revient avec son 30ème album

Figure du highlife et pionnier de son croisement avec le hip-hop, le hiplife, Blay Ambolley sort Ketan le 12 mai.

Le légendaire musicien ghanéen Gyedu-Blay Ambolley est né dans une ville portuaire de l’ouest ghanéen nommée Sekondi-Takoradi, ville dont il porte fièrement les couleurs à travers le nom de son groupe, le Sekondi Band. Nourri dès le biberon à Sammy Lartey et Ebo Taylor, Blay commence la musique dès l’âge de huit ans en piquant la flûte de son père. C’est au cours des années 60 que le jeune musicien se fascine pour le jazz, notamment grâce à Voice of America Jazz Hour, son émission favorite sur laquelle il découvre les géants du jazz tels que Montgomery, Charlie Parker, Clifford Brown, Miles Davis, John Coltrane, Ella Fitzgerald, Billie Eckstie

Saxophoniste, chanteur, auteur, compositeur et arrangeur d’une rare polyvalence, Blay Ambolley explose aux yeux du grand public en 1973 grâce à son tube « Simigwa-Do », un mélange de higlife et de jazz auquel il y incorpore un phrasé rap en langue fanti. Ce son si moderne et rafraîchissant le fait décoller sur la scène international. Ainsi, Blay part en tournée en Afrique de l’Ouest, en Europe, au Canada et aux Etats-Unis, partageant la scène avec une pléiade de célébrités : Miriam Makeba, Fela Kuti, George Howard, Angela Bofill, Norman Connors, Manu Dibango, Lakeside, Chikuzan Takahash, Ricardo Estrada ou encore Mayuto Correa. Il reçoit même de prestigieuses récompenses tel que l’américain Lifetime Achievement Award.

Blay Ambolley, Kena, sortie le 12 mai (Agogo Records / Differ-Ant)