Un documentaire explore l’afrofuturisme à travers le mythe de Drexciya

Plongez dans l’univers du duo electro le plus fascinant.

Commençant par le mouvement italien futuriste du début du 20e siècle, le documentaire Afrofuturism and the Myth of Drexciya explore l’afrofuturisme et ses récits mythologiques dont les origines sont souvent reliées à la traite transatlantique des esclaves.

Après un rapide tour des figures historiques tels que Mark Dery et Sun Ra, le documentaire explore les mythes du groupe techno de Detroit Drexciya et ses connexions avec l’afrofuturisme.

Pour rappel, Drexciya est composé de Gerald Donald et James Stinson – décédé il y a maintenant 15 ans. Les principales fondations de leur « sonic fiction » aquatique sont apparues dans leur album The Quest (1997), où une note de pochette explique que « Drexciya » était un pays sous-marin habité par les enfants des femmes esclaves africaines jetées dans l’océan en raison de leur grossesse. Les bébés, encore dans l’utérus de leur mère, auraient pu ainsi s’adapter à respirer sous l’eau.

« Experiment must continue… Even till death », prônait James Stinson avant sa mort. Aujourd’hui, l’héritage du groupe persiste. Et il se solidifie avec le temps. De nombreuses rééditions voient le jour, notamment par le label Clone avec sa série Aqualung, où d’autres projets de James Stinson jamais entendus auparavant ont enfin pu voir le jour. Il y a quelques mois, Resident Advisor sortait aussi un documentaire sur le duo.

Enfin, une bande dessinée sur l’univers mythologique de Drexciya est prévue pour la fin de l’année 2019, réalisée avec le soutien de Gerald Donald et la famille de James Stinson. L’ouvrage sera illustré par Abdul Qadim Haqq, l’artiste responsable des célèbres artworks inclus dans l’album Neptune’s Lair et d’autres illustrations pour le label Underground Resistance.

Écoutez sur Soundcloud notre émission de 2 heures qui retrace l’afrofuturisme.

Regardez le documentaire en entier sur Vimeo ci-dessous.

Illustration de Mark Dancey
Lire ensuite : Le morceau rap inspiré par l’afrofuturisme de Drexciya