Toumani Diabaté participe au 1er extrait du nouvel album d’Abou Diarra !

Abou Diarra dévoile un premier morceau (en collaboration avec le grand Toumani Diabaté) de Koya, son nouvel album qui repousse les limites de son instrument favori, le n’goni.

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Le n’goni, la harpe guitare malienne, fait partie des trésors de l’Afrique de l’Ouest. L’instrument inventé au 12e siècle est incontournable dans la culture musicale mandingue. C’est à partir des années 50, notamment grâce aux artistes Alata Bourleil et Yoro Diallo, que les jeunes musiciens vont sortir l’instrument populaire du cadre traditionnel : le Kamele’n’Goni est né (le n’goni des jeunes).

Le parcours d’Abou Diarra est atypique. Le joueur de n’goni a été formé par « Vieux Kanté sans commentaire », un maître virtuose et aveugle. Il a parcouru pendant plusieurs mois les routes d’Abidjan-Bamako-Conakry… à pied, seul avec son instrument. C’est en traversant à la fois les grandes villes et les petits villages que le musicien a puisé son inspiration, mélangeant ainsi avec finesse les sonorités urbaines et traditionnelles. Le mouvement fait d’ailleurs partie des thèmes de Koya, tout comme le voyage et l’exil.

Fasciné par le blues, le jazz, le reggae et le groove, Abou Diarra continue d’expérimenter et de repousser les limites de son instrument. Il va jusqu’à chercher de nouvelles harmoniques hors des gammes traditionnelles en ajoutant des cordes à son instrument. Il ira même jusqu’à se servir de son n’goni comme une guitare, une basse, une harpe ou une percussion… Pour diriger cette créativité sans égale, Nicolas Repac, l’homme de l’ombre des studios, a aidé Abou Diarra dans la production de son album.

Ecoutez Djarabi, en collaboration avec Toumani Diabaté sur PAM :

Koya d’Abou Diarra sort le 10 novembre chez Mix & Métisse.
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